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## Jacques Bosser, dessinateur, photographe

Jacques Bosser a gardé de son enfance africaine et de ses voyages, une fascination pour le magique et les signes, qui lui ont permis de se constituer un langage pictural original.

Refusant de choisir entre représentation et abstraction, Bosser confronte volontiers les images au sein d’une même œuvre : peinture et photographie de corps féminins … incitant le spectateur à une lecture plus attentive de l’œuvre.

Bosser est également photographe, dessinateur, graveur et sculpteur.

« J’essaie de me débarrasser de toute référence pour aller chercher les formes premières, retrouver les éléments premiers qu’on a en nous … ce sont des formes très simples, cercles, spirales … qui font partie d’un inconscient collectif et rappellent une sorte d’innocence première ».

Jacques Bosser compose une image objective, c’est-à-dire qui existe au niveau de la synthèse, de la conception et de la vision du regardant, images anonymes du collectif d’humanité, à une époque où nous en manquons cruellement. Œuvres qui vont droit à l’œil et au cœur, qui chantent avec force et justesse. Chacune d’elles est aussi le fruit d’une longue patience à regarder le monde et en soi-même. Un art lucide qui regorge de patience contenue, de pudeur et d’émotion vraie. Un art qui, à mon sens, atteint par moment la dimension du sacré, comme on peut le dire de l’art africain ou de l’art roman…

Michel Bohbot

GALERIE

# PIERRE DESFONS

Table of Contents

Diplômé en Droit et en Lettres, puis de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (devenu la Fémis) Pierre Desfons a toujours mené de front une activité de dessinateur et une carrière de cinéaste. D’abord assistant réalisateur de cinéma, il a été, ensuite, à la télévision, celui de Jean-Christophe Averty pour qui il a co-signé plusieurs sketchs dadaïstes où les bébés sont passés à la moulinette et où le Roi Ubu découpe ses sujets en rondelles. Il réalise, ensuite, une centaine d’émissions et de documentaires pour la Télévision, notamment dans le domaine de l’art et de l’architecture. Par exemple,  » Paris Berlin  » (Grand prix du film d’architecture) et « Paris New-York », à partir des expositions organisées par le Centre Pompidou, de même que  » Les dernières parties de Marcel Duchamp », avec Hubert Damisch, Jean François Lyotard et Jean Clair (1er Prix du Film d’art) ou encore, « Vie et mort de l’image » d’après le livre de Régis Debray, qui évoque la longue histoire de l’image en Occident… En ce qui concerne sa production artistique, Pierre Desfons reste fidèle à l’esprit poétique et transgressif dont il s’est imprégné en fréquentant plusieurs années durant « Le collège de Pataphysique », « société de recherches savantes et inutiles », ayant compté dans ses rangs, entre autres, Jacques Prévert, Raymond Queneau ou encore Boris Vian et Umberto Ecco. L’œuvre de Pierre Desfons foisonne de visions baroques et flamboyantes via un trait graphique acéré, un art du collage strident et un humour grinçant. Son travail est régulièrement montré, en France et à l’étranger, par des galeries, des centres d’art et différents festivals (Par ex : Institut français de Chennaï en Inde, School Gallery/ Olivier Castaing à Paris, Musée de Tarascon, Festival « a-part » dans les Alpilles, FLAIR Galerie à Arles, Fondation Centre Culturel La Cupula à Mérida au Mexique). Ses dernières séries font écho aux bruits du monde et sont imprégnées d’une inquiète mélancolie.

# LEDA ET LE CYGNE, MÉTAMORPHOSES DE JUPITER.

Léda et le cygne. Le Corrège. 1530

LÉDA ET LE CYGNE

1530 – Peinture – 2,175m x 1,562m

Léda et le Cygne est une peinture à l’huile sur toile de 1530-31 du peintre italien Correggio, aujourd’hui à la Gemäldegalerie de Berlin. Il montre trois scènes de la séduction de Léda par Jupiter qui a pris la forme d’un cygne. Leur première rencontre est montrée sur le côté droit et leur amour au centre, où Léda est assise avec le cygne entre ses cuisses, le guidant avec sa main gauche. Ils sont accompagnés à leur gauche par Cupidon avec son arc et deux cupidons avec des flûtes. La troisième scène (encore une fois sur le côté droit) est le cygne qui s’envole pendant que Léda s’habille. Léda et le cygne était un sujet commun dans l’art du 16ème siècle.

# MANET ET LA FÉE

Manet. Un bar aux Folies-Bergeres

UNE HISTOIRE DU MONDE À LA LUMIÈRE DE MANET

par Florelle Guillaume & Inès Boittiaux (Beaux arts Magazine)

Partage Beaux-Arts Magazine (merci)

« Sur Arte, un nouvel épisode de la série documentaire Le Monde dans un tableau fait le récit passionnant du basculement dans la modernité à travers une œuvre d’Édouard Manet de 1882 où apparaît une invention toute neuve : l’électricité.

APRÈS LE CHAPEAU DE VERMEER, LE PIMENT DE VELÁZQUEZ, LE PEIGNE DE CARAVAGE ET LE DIAMANT D’INGRES, PLACE AUX LAMPES DE MANET ! Dans sa passionnante collection d’enquêtes documentaires Le Monde dans un tableau, Arte raconte une histoire méconnue de la mondialisation à travers le détail, apparemment anodin, d’un chef-d’œuvre de la peinture. Qui pourrait se douter que ces deux étranges disques blancs surgissant dans le décor effervescent d’Un bar aux Folies Bergère (1882) témoignent d’une révolution majeure du XIXe siècle, l’éclairage électrique ? Envahissant les cafés, les scènes de théâtre et les rues, la lumière artificielle remodèle alors le monde de la nuit, en fait un spectacle hypnotique pour les artistes de la modernité.

Pour remonter aux sources de cette invention, le documentaire nous transporte à 14 000 kilomètres de Paris, dans le sanctuaire japonais où Thomas Edison découvrit, en 1879, le filament de bambou, idéal pour ses ampoules à incandescence. Car l’archipel nippon, après des siècles d’isolement, s’est ouvert au monde à partir de 1868 pour connaître un rayonnement sans pareil. En France, la vogue du japonisme déferle sur l’art. L’estampe ukiyo-e, ces «images du monde flottant», inspire à de nombreux artistes des compositions décentrées aux formes simplifiées, capturant elles aussi un monde ordinaire figé dans un instant d’éternité. Comme Suzon, la serveuse des Folies Bergère statufiée par cette lumière crue que jettent sur elle les deux globes lumineux reflétés par un miroir. Et si c’était eux la clé de cette fabuleuse énigme picturale truffée de faux-semblants qu’a laissée le peintre un an avant sa mort ? Dans un brillant jeu de pistes, la voix malicieuse du comédien Vincent Dedienne nous promène librement du tableau à la scène et de Kyoto à Paris, à la rencontre d’un éclairagiste des Folies Bergère, d’une éditrice d’estampes à Tokyo et d’un ancien mineur du nord de la France pour mieux éclairer, à travers le génie de Manet, l’histoire kaléidoscopique de la modernité. FG

Le Monde dans un tableau – Les lampes de Manet de Nicolas Autheman (1 h 15) • sur Arte le 1er mars à 17 h 25 sur france.tv, Canal+ et TF1+ jusqu’au 30 mai »

## FÉLIX VALLOTTON, L’ÉNIGME. (Suivi d’une galerie)

Felix Vallotton, le mensonge. 1897

Félix Vallotton, au café ou le provincial. 1909

EXTRAIT DU MAGAZINE DU GRAND PALAIS Secrets et mensonges dans la peinture de Vallotton. 7 NOVEMBRE 2013, EXCELLENT SITE (https://www.grandpalais.fr/fr/magazine)

Les scènes de la vie intime ou conjugale sont une composante majeure de l’œuvre vallotienne. Donnant lieu à des interprétations symboliques où l’intensité des passions n’est jamais loin du conflit entre pulsions et interdits. Sensible au beau sexe, l’artiste n’est pas de bois. Pour autant, la situation s’avère plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Sans céder au portrait facile de l’artiste en « chaud lapin » frustré, on serait tenté d’analyser (au sens freudien) l’homme dans toute sa complexité. A lui seul, l’impossible synthèse de l’amant impétueux et du critique implacable. « Un érotomane et un mécanicien-ajusteur », écrira Léon-Paul Fargue.
 
Chez cet artiste au tempérament réservé, adepte du self-control, le refoulement, la pulsion, l’idée du mensonge sont omniprésents. Les sentiments surgissent, parfois violents, enfouis sous les apparences du plaisir. Le spectateur (voyeur ) entre alors, à son corps défendant, dans le domaine de son inconscient (et du sien). Non sans humour, à travers une forme de théâtralité, dénotant à l’occasion un soupçon de perversité. Vallotton garde ses distances. Une distanciation qui en dit long sur sa relation aux femmes, entre adulation et défiance. Enigmatique, proche de l’incommunicabilité. Pour mieux jouir du spectacle ? En 1919, le peintre écrit dans son Journal : « Il me semble que je peins pour des gens équilibrés, mais non dénués toutefois, – très à l’intérieur – d’un peu de vice inavoué. – J’aime d’ailleurs cet état qui m’est propre aussi. »
 
On a pu parler de double féminin. Certaines de ses mises en scène sont lourdes de sous-entendus. Un érotisme équivoque, inspiré du maître Ingres – la sensualité débordante en moins. Ces corps qui l’affolent sont corsetés par une ligne de contour qui enserre les formes. Froides, intéressées, ses femmes ne semblent s’abandonner que pour mieux anéantir le malheureux ayant succombé à ses charmes. Ailleurs, Vallotton dénonce la névrose sociale du mariage. A ses yeux, ni plus ni moins qu’un carcan bourgeois, réduisant l’idéal amoureux à des rapports de domination, d’intérêts. Des êtres poussés à la caricature (Homme et femme ou Le viol ; La haine). Le contrat amoureux y est indissociable de l’argent. La séduction va de paire avec la tromperie (Le Provincial, La Chaste Suzanne). Constat accablant. Frustration, délire de persécution obsessionnel ou réquisitoire lucide ?

IL NE PEINT PAS QUE DES MENSONGES…

QUELQUES MINUTES DE VIDEO SUR VALLOTTON, BIEN REALISE :

Le plus français des peintres suisses est aussi un acteur du mouvement nabi – ses camarades le surnomment le « Nabi étranger ». Félix Vallotton, artiste pourtant solitaire au sein de la mouvance symboliste, est doté d’un humour féroce mis au service de la presse anarchiste ou d’une vision désabusée de la vie bourgeoise. Son style net et réaliste se caractérise par sa crudité. La ligne domine, les couleurs franches s’opposent. Graveur de talent, il est l’un de ceux à avoir livré les images les plus modernes de la Grande Guerre.

Félix Vallotton, Autoportrait à l’âge de 20 ans
Félix Vallotton, Autoportrait à l’âge de 20 ans, 1885 i Huile sur toile • 70 × 55,2 cm • Coll. Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne

Il a dit

« La caractéristique chez moi est le désir d’exprimer par la forme, la silhouette, la ligne et les volumes. »

Félix Vallotton en quelques dates

De la Suisse à Paris

Félix Vallotton est né en Suisse, pays dont il porte la seule nationalité jusqu’en 1900 – date de sa naturalisation française), dans une famille de la bourgeoisie protestante. Bachelier, arrivé à Paris avant l’âge de 20 ans, il fréquente les académies de Montparnasse tout en passant le concours des Beaux-Arts. Il se rêve portraitiste, en admirant les grands peintres du Louvre. Nous sommes au temps du postimpressionnisme, de la mort de Vincent van Gogh, du culte rendu à Paul Gauguin par une poignée de jeunes symbolistes, les futurs Nabis.

Un graveur nabi

L’artiste est introduit dans ce cercle en 1891 par Édouard Vuillard, et devient l’un des contributeurs de La Revue blanche fondée par les frères Natanson. Il pratique la gravure sur bois dès les années 1890, à une époque où elle est supplantée par la lithographie (images en couleurs). Avec un humour corrosif et un sens aigu de la composition, Vallotton se plaît à illustrer des thèmes sociaux, dans une manière franche (privilégiant les contrastes violents, s’inspirant des maîtres japonais) et contribue à de nombreuses revues comme L’Assiette au beurre ou Le Courrier français.

Le choix de la peinture

En 1899, Vallotton fait un beau mariage en s’unissant à la fille de l’un des principaux marchands parisiens, Alexandre Bernheim. Il s’embourgeoise et s’éloigne de ses amis de la bohème. Ses travaux dans les revues symbolistes, à tendance anarchiste, n’étant guère du goût de sa belle-famille, Vallotton se tourne plus franchement vers la peinture.

Peintre de la vie moderne

L’artiste est un adepte de l’humour noir et du sous-entendu. Son réalisme est franc, souvent un peu glacial, comme Jean-François Millet, l’un de ses peintres de prédilection. C’est aussi un admirateur de Nicolas Poussin et de Jean-Auguste-Dominique Ingres, deux artistes de la ligne. Peintre de la figure humaine, Vallotton ne cède jamais à l’idéalisation. Son style est à la fois classique et épuré, teintée parfois de naïveté ou d’une inquiétante étrangeté… Comme Édouard Manet, auquel il a été comparé, le peintre saisit la vie moderne, s’intéressant aux faits mineurs, aux intérieurs, à la solitude et à la promiscuité. Vallotton privilégie des perspectives dynamiques, en contre-plongée ou en plongée, des choix peut-être liés à sa pratique photographique assidue.

Un précieux témoignage de la Grande Guerre

Lorsque la Grande Guerre éclate, l’artiste aurait souhaité s’engager aux côtés des combattants français mais il est trop âgé. Vallotton obtient cependant en 1917 une mission aux armées qui lui permet de se rendre près du front. Il en rapporte des œuvres marquantes, d’une grande modernité.

Une œuvre prolifique jusqu’à sa mort

Touché par un cancer, il s’éteint en 1925 après avoir renoué avec le succès. Il laisse une œuvre prolifique composée de 1 700 peintures, 200 gravures, des milliers de dessins, ainsi qu’une œuvre littéraire (romans, pièces, traités sur l’art…).

Ses œuvres clés

Félix Vallotton, Félix Fénéon à La Revue Blanche
Félix Vallotton, Félix Fénéon à La Revue Blanche, 1896 i Gouache sur carton • 52,5 × 65 cm • Coll. particulière • © Bridgeman – Leemage

Félix Fénéon et Vallotton avaient des points communs – en dehors de leur prénom –, notamment leur adhésion aux idéaux anarchistes. Ils se fréquentent dans le cadre de La Revue Blanche, dont Fénéon est le secrétaire de rédaction de 1896 à 1903. Vallotton le représente à son bureau, dans une ambiance nocturne. La seule touche de couleur vive est apportée par le verre de la lampe de bureau. Fénéon est plongé dans ses papiers, imperturbable, absorbé par son travail.

Le Mensonge, 1897

Félix Vallotton, Le Mensonge (Intimités I)
Félix Vallotton, Le Mensonge (Intimités I), 1897 i xylographie • 17,9 × 22,5 cm • coll. cabinet d’arts Graphiques des Musées d’art et d’Histoire de la ville de Genève. • © akg-images

Vallotton est renommé pour ses xylographies, grâce à un trait formidablement expressif et à de forts contrastes entre zones blanches et zones noires. Issu de sa série « Intimités », cette estampe est parue dans la Revue blanche en 1898. Par le titre, on comprend que le magnifique enlacement des deux amants, qui fait songer à Edvard Munch, n’est donc qu’un faux-semblant et qu’une trahison affleure sous la tendresse. Vallotton a représenté, avec parfois beaucoup de cruauté, les rapports complexes entre homme et femme au XIXe siècle.

Le Ballon, 1899

Félix Vallotton, Le Ballon
Félix Vallotton, Le Ballon, 1899 i Huile sur carton marouflé sur toile • 48 × 61 cm • Coll. musée d’Orsay, Paris • © Photo RMN – Hervé Lewandowski

C’est un des plus fameux tableaux de l’artiste, étonnant par sa composition nettement coupée en deux et inspirée des estampes japonaises. Sur le registre inférieur, inondé d’un jaune solaire, un enfant est saisi en pleine course depuis un point de vue élevé. Au-dessus de la longue courbe qui traverse le tableau, deux femmes se tiennent dans l’ombre. Vallotton transcende ce sujet assez banal grâce à son sens aigu de la forme et de la couleur, pour livrer une pure invention formelle, déconcertante et mystérieuse. Il en émane une grande impression de fraîcheur et de liberté.

Le Cimetière militaire de Chalons, 1917

Félix Vallotton, Le Cimetière militaire de Chalons
Félix Vallotton, Le Cimetière militaire de Chalons, 1917 i Huile sur toile • 54 × 81 cm • Coll. BDIC La Contemporaine, Nanterre

Il s’agit d’un paysage peint dans un cimetière militaire de la zone armée, alors que la Grande Guerre fait rage. Vallotton a très bien exprimé dans son journal quelle avait été son ambition : « Je voulais noter cette expression parfaite du carnage mathématique qui est notre ordinaire depuis trois ans ». En effet, les croix pullulent par centaines, comme autant de combattants disparus. Ce signe de la croix, qui correspond à un ajout dans le langage mathématique, est aussi un symbole de mort et de désolation. À lire aussi : Quand Félix Vallotton faisait face à la Grande Guerre et en ramenait des œuvres hallucinantes

Par Claire Maingon • le 9 mars 2020

## FRIDA ET DIEGO

DANS CE BILLET, JE DONNE QUELQUES TEXTES (QUI NE SONT LAS DE MOi MAIS DE REVUES D’ART), DES PHOTOS DE FRIDA KAHLO ET DIEGO RIVERA, COUPLE MARIÉ REMARIÉ, SUBLIMES ET TUMULTUEUX. ET BIEN SUR QUELQUES UNES DE LEURS OEUVRES.

A 16 ANS, J’AVAIS ACCROCHE DERRIERE LA PORTE DE MA L’AUTOPORTRAIT DE FRIDA, DANS SA ROBE DE VELOURS ROUGE. J’EN ETAIS AMOUREUX, FOLLEMENT AMOUREUX ET NE COMPRENAIS PAS SON AMOUR FOU POUR L’ENORME ET VIEUX DIEGO. (J’AI CHANGE D’AVIS TANT LEUR AMOUR EST SIDERAL)

CETTE REPRODUCTION DANS LA CHAMBRE D’UN JEUNE HOMME N’ÉTAIT AUCUNEMENT LE SUPPORT DE RÊVES ÉROTIQUES. J’AFFIRME ICI QUE, PORTE FERMÉE, ET, PARTANT FRIDA DEVANT MOI, ACCROCHÉE PAR DEUX PUNAISES ROUILLÉES SUR UNE PORTE BLANCHE,  J’ÉTAIS SUBJUGUÉ, AVANT DE M’ENDORMIR, PERSUADÉ QUE JE CONNAISSAIS DÉSORMAIS L’UNIVERSALITÉ DE LA BEAUTÉ, SON CONCEPT, SON IDÉE PLATONICIENNE. BREF DES MOTS ADOLESCENTS, PAS INUTILE DANS LE CHEMINEMENT D’UNE VIE.

Puis j’ai simplement aimé Frida,.femme et peintre et Diego comme peintre toujours sidéré par son immense ventre qui n’allait pas avec Frida. Mais son talent le résorbe.

Je donne ci-dessous ma reproduction

Frida Kahlo, autoportrait à la robe en  velours rouge.

Frida Kahlo et Diego Rivera, les amants terribles (connaissance des arts)

Frida Kahlo et Diego Rivera sont, évidemment des sublimes. Je vole un excellent articles, dans « Connaissance des arts », excellente revue (Par Valérie Bougault le 14.02.2020 mis à jour le 27.05.2022) sur ces deux artistes, avant de proposer une galerie des deux, que je réunis pour la postérité, leur séparation n’étant qu’un accident.

Frida Kahlo (1907-1954) et Diego Rivera (1886-1957), la colombe et l’éléphant, font parties des couples d’artistes les plus connus de l’histoire de l’art. Alors que Frida Kahlo est célébrée actuellement au Centre Pompidou, dans le cadre du parcours #PompidouVIP, retour sur la vie de cet iconique couple de peintres des temps modernes.

Frida Kahlo, Autoportrait en Tehuana (Diego on my Mind), 1943

Jamais prénom ne fut plus farouchement revendiqué. Jamais il ne fut si peu en accord avec la personnalité de celle qui le porta. Paradoxe ? Au père de Frida Kahlo, un Allemand immigré en terre mexicaine qui souhaitait donner à sa fille ce beau nom de « paix », dans sa langue natale, le prêtre opposa qu’il n’existait pas de sainte Frida. On le relégua donc en troisième position, où Magdalena Carmen Frida alla le rechercher et s’en fit un étendard pour la vie. Mais les dieux, catholiques ou aztèques, sont têtus et eurent le dernier mot : la paix fut toujours un concept plus poétique que réaliste dans l’histoire de Frida. André Breton la gratifia d’un commentaire surréaliste : « L’art de Frida Kahlo de Rivera est comme un ruban autour d’une bombe ».

De l’art tiré d’une vie tragique

La poésie, justement. Âpre et cruelle, parfois cocasse, elle enrobe sa vie tel le réseau des veines qui font battre son cœur. « Jamais auparavant, une femme n’avait créé de poésie aussi déchirante sur la toile », écrit Diego Rivera en 1932, alors que Frida manque de mourir d’une fausse couche à Detroit. De cet épisode tragique, elle tirera Henry Ford Hospital, une petite huile sur métal, très semblable à un ex-voto. On la voit nue, couchée sur un lit de fer dans une mare de sang, entourée d’images flottantes : un fœtus, une orchidée, un appareil à stériliser… Frida a demandé à Diego un manuel de médecine illustré, que les médecins lui refusaient, craignant le traumatisme. Rivera leur a répondu : « Vous n’avez pas affaire à n’importe qui. Frida va en faire quelque chose. Une œuvre d’art ». En effet. De l’ex-voto, Frida l’athée emprunte seulement la faculté de sacraliser le moment, pas plus, pas moins. Pas besoin d’invoquer un saint protecteur, jamais la douleur ne sera rédemptrice. Mais l’art lui donne le courage de la vivre.

Une jeunesse brisée

Elle le sait mieux que personne, elle dont la souffrance est la compagne ordinaire, son chaperon depuis l’enfance, À 8 ans, Rida l’espiègle est frappée par la poliomyélite, qui lui laissera la jambe droite atrophiée. « Data de palo », Frida la bancale. Une entrée en matière… Le 17 septembre 1925, elle s’installe avec son amoureux d’alors au fond d’un de ces bus qui sillonnent Mexico. Le reste relève du film d’horreur. Un tramway glisse vers le bus en pleine course, qu’il percute en son milieu. Le bus plie puis explose. On dégage des morts des décombres. La colonne vertébrale de Frida est brisée, son épaule démise, sa jambe droite en morceaux, son pied écrasé. Comme si cela ne suffisait pas, elle a été transpercée au niveau du bassin par une barre de fer. Mais l’ange du bizarre est passé par là : le sachet de poudre d’or que transportait un artisan s’est rompu sous le choc, son contenu a couvert d’un voile resplendissant le corps nu et sanglant de Rida. Les passants s’écrient « La bailarina ! », croyant qu’il s’agit d’une danseuse échouée sur le macadam.

Un changement de vie

La vie de Frida Kahlo change de voie. Plus question d’études de médecine. C’est en patiente qu’elle va s’y confronter. Commence alors l’épuisante ronde des chambres d’hôpital, des opérations, des corsets et des appareils orthopédiques, des traitements expérimentaux, aussi, qui ne s’arrêtera qu’avec sa mort. La jeune fille reste allongée sur le dos des semaines entières. Elle lit Proust, Bergson… Puis sa mère accroche un miroir au baldaquin du lit, lui bricole un chevalet, son père lui apporte une boîte de couleurs. Peindre, et échapper à l’enfer de l’ennui. Très vite, l’autoportrait s’impose. En cinquante-six autoportraits (un tiers de son œuvre) et trente années, son art va parcourir le champ clos de ce genre. Du premier Autoportrait la robe de velours, silhouette à la Modigliani, jusqu’au quasi ultime Autoportrait avec Staline, elle trace son autobiographie, révélant, selon Carlos Fuentes, « les identités successives d’un être en devenir d’un être qui n’est pas encore ». La Colonne brisée (1944) témoigne avec une force inégalée de son angoisse.

Un saint Sébastien moderne

Après une énième intervention chirurgicale, Frida s’est représentée nue, enfermée dans un harnachement orthopédique, constellée de clous telle un saint Sébastien moderne. Son corps béant découvre une colonne ionique lézardée, fichée dans ses entrailles. Ce corps supplicié, sacrifié, c’est aussi celui que ses artistes préférés, Brueghel, Bosch, lui ont montré dans leurs danses macabres. Et il faut compter également avec Goya et Van Gogh, et encore Rembrandt, Blake et le Douanier Rousseau, plus quelques fragments de l’histoire aztèque et des traditions populaires : Frida est née dans ce Mexique qui revendique une identité affranchie du joug occidental ; elle collectionne les ex-votos et les Judas en papier mâché, ces squelettes dont on fait un feu d’artifice le jour des Morts. À ce mélange, on doit ajouter la lecture de Freud et de Jung. Pour être autodidacte, Frida Kahlo n’est ni inculte ni ingénue et sa peinture est nourrie d’une vaste culture.

Diego Rivera, le mentor

Et puis, bien sûr, il y a les échanges avec Diego Rivera, son mentor, son alter ego. Rivera, le plus grand peintre mexicain. Diego, son époux et son frère, son tourment et sa félicité, sa victoire et sa défaite. Diego dont elle écrira: « J’ai eu deux accidents graves dans ma vie. L’un, c’est quand un tramway m’a écrasée. L’autre, c’est Diego ». Elle a 15 ans quand elle le découvre, peignant des fresques dans l’amphithéâtre de son école. En 1928, elle le retrouve chez Tina Modotti, photographe italienne installée à Mexico et inscrite au Parti communiste, comme elle. Elle lui montre ses peintures, il l’encourage, ils se marient le 21 août 1929. Union de « l’éléphant et de la colombe », improbable, incertaine, mais qui va occuper leur vie entière, avec fracas, et les faire entrer ensemble dans la légende.

Diego Rivera, portrait de Natasha Gelman. 1943

Diego, son seul fils

À 41 ans, Diego Rivera est un muraliste mondialement connu. Entre 1907 et 1920, il a vécu en Europe et fréquenté à Paris Modigliani (qui fait son portrait), Picasso, Apollinaire, l’historien Élie Faure et tous ceux qui font Montparnasse. Communiste, il rejoint en 1927 Moscou, où il peint une fresque pour le Cercle de l’Arillée Rouge. Il a eu des enfants un peu partout. Après trois grossesses avortées, Frida doit renoncer à la maternité : le seul fils qu’elle aura, c’est Diego, dit-elle. Sa passion pour lui prend toutes les formes de l’amour, et lui ne peut se passer d’elle : deux ans après leur divorce, en 1938, il l’épouse à nouveau, à San Francisco. On réclame les fresques de Diego en Californie, à Detroit, au Rockfeller Center à New York, elle voyage avec ce colosse habité de forces telluriques et son univers s’élargit au monde.

Elle s’est créé un style vestimentaire unique, inspiré des femmes de Tehuantepec : vastes jupes colorées, bagues à tous les doigts, parures de jade précolombiennes, rubans et peignes dans ses cheveux tressés en couronne. Une allure de gitane céleste ou de déesse aztèque qui séduit, ô combien, monsieur et madame Trotski, accueillis en exil en 1937 dans la sublime Casa Azul, maison natale de Frida, enfouie sous les bougainvillées et refuge de tous les colibris de Coyoacan. Illico, le fondateur de la IVe Internationale vit avec elle une liaison secrète. En cadeau de rupture, Frida lui adressera un splendide portrait d’elle, aujourd’hui considéra comme la Joconde d’un musée de Washington…

Le désastre parisien

Ce sont peut-être ses jupons brodés de dictons grivois et sa liberté de parole (Frida jure comme un charretier) qui enthousiasment André Breton, débarqué en 1938. Le pape du surréalisme est subjugué par la peinture de Frida. Elle, beaucoup moins par lui. Elle refuse la récupération surréaliste mais accepte l’invitation à exposer à Paris, après le grand succès de sa première exposition monographique à New York en octobre 1938. Paris est un désastre. Breton ne tient pas ses engagements, aucune galerie ne l’attend et les intellectuels français lui donnent envie de vomir. « Marcel Duchamp m’a beaucoup aidée, c’est le seul de tous ces pourris qui est un vrai mec. » Finalement, l’exposition a lieu à la galerie Pierre Colle, mais ses œuvres sont noyées au milieu d’un bric-à-brac rapporté par Breton du Mexique, « rien que des merdes ». Pourtant. Picasso, impressionné, lui offrira des boucles d’oreilles. Elsa Schiaparelli intitule une de ses robes Madame Rivera. La légende Frida Kahlo est en marche. Longtemps, elle va occulter son œuvre. De ce séjour parisien, il est resté The Frame (1938). Ce petit autoportrait est conservé aujourd’hui au Centre Pompidou et mis à l’honneur dans le parcours #PompidouVIP du musée.

Diego, l’admirateur

Diego, lui, tout infidèle et dévorant qu’il est, ne perd jamais de vue l’artiste. Il démarche pour elle ses relations, fera de la Casa Azul un musée Frida Kahlo. Surtout, il parle de son travail, et si bien : « Je vous la recommande, non en tant qu’époux, mais comme admirateur enthousiaste de son œuvre, acide et tendre, dure comme l’acier et délicate et fine comme une aile de papillon, aimable comme un beau sourire, et profonde et cruelle comme l’amertume de la vie ».

Un autre article par le concurrent « Beaux-Artss.

Frida Kahlo et Diego Rivera, une légende mexicaine

Par Alain Vircondelet (Beaux-Arts Magazine)

Publié le 3 mai 2018 à 15h40, mis à jour le 20 janvier 2025 à 14h07

Beaux Arts revient sur le destin tourmenté de Frida Kahlo et Diego Rivera. Une passion brûlante aux couleurs du Mexique.

De nombreux clichés photographiques du couple mythique mexicain font apparaître leurs apparentes dissemblances. Frida Kahlo est aussi mince et menue que Diego Rivera est gros et massif. Elle est aussi jeune qu’il semble vieux et, pourtant, une tumultueuse fusion unit les deux artistes : même sentiment nationaliste, même sens de la couleur, même souci de la construction, même imaginaire flamboyant, même goût de la liberté, même palette violente et sauvage. Entre « l’éléphant » et « la colombe », auxquels les parents de Frida les comparaient, c’est le même désir brutal de peindre et d’incarner l’âme profonde du Mexique.

Frida rencontre Diego en 1927. Il est déjà un peintre renommé, commence à s’illustrer pour ses fresques monumentales. Elle a 20 ans à peine et, à la suite de graves problèmes de santé (poliomyélite et accident de bus qui la condamne à des infirmités lourdes), s’est mise à peindre dans son lit de souffrances. Au pied d’un échafaudage où travaille Rivera, elle l’interpelle pour lui demander son avis sur sa peinture. Rivera est très impressionné par la force qui s’échappe de Frida et de ses peintures. « Elles véhiculaient, écrira-t-il, une sensualité vitale encore enrichie par une faculté d’observation impitoyable, quoique sensible. Pour moi, il était manifeste que cette jeune fille était une véritable artiste. » Le caractère enthousiaste et impétueux de Frida s’exalte devant l’intérêt que lui porte Rivera, pourtant grand amateur de femmes. Elle l’épouse en 1929. Leur vie commune, qui connaîtra des brisures et des infidélités nombreuses, ne cessera qu’avec la mort de Frida, en 1954.

Frida Kahlo et Diego Rivera, « Autoportrait avec un singe » et « Autoportrait »
Frida Kahlo et Diego Rivera, « Autoportrait avec un singe » et « Autoportrait », 1938 et 1916 i Huile sur Masonite et Huile sur toile • 40,64 × 30,48 cm et 82 × 61 cm • Coll. Albright-Knox Art Gallery et Coll. Museo Dolores Olmedo Patino, A.C., Mexico • © Albright Knox Art Gallery/ Art Resource, New York/ Scala, Florence; © Photo Gabriel Figueroa INBA/ Bridgeman Giraudon © 2011 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F./ Adagp, Paris, 2011

Vie de voyages et de séjour en France, aux États-Unis particulièrement où, malgré son état, Frida s’obstine vainement à vouloir un enfant de Rivera (trois fois, Frida brave l’interdiction des médecins, trois fois elle subira un avortement, cédant aux limites de son corps meurtri), d’engagements politiques révolutionnaires, de liaisons extraconjugales (au cours desquelles Frida se découvre bisexuelle), de rencontres majeures – Picasso, Miró, Matisse, Kandinsky et surtout André Breton dont l’épouse deviendra l’amie de cœur de Frida, Trotski dont elle sera la maîtresse – d’expositions à Paris ou à New York. Mais aussi vie de douleurs. Frida s’offre au regard compassionnel du monde, devient l’oblation mystique faite au Mexique. Sa souffrance force l’admiration et la stupéfaction de tous ceux qui la rencontrent.

Frida Kahlo et Diego Rivera photographiés vers 1948
Frida Kahlo et Diego Rivera photographiés vers 1948 i © Album / Akg

Elle la met en scène, la transcende par des « performances » comme on dirait aujourd’hui, qui étonnent et émerveillent ses amis qui deviennent spectateurs. Ses œuvres fortes et vibrantes relatent son autobiographie. L’abondance des autoportraits montre non pas son narcissisme mais la propre mise en abîme de sa douleur. Le couple turbulent se déchire, se sépare, Frida ne supporte plus les infidélités de Rivera, y répond par des liaisons sulfureuses qui ne font que révéler son désir ardent d’unité. Ils divorcent en 1938 mais se remarient en 1940, avec la promesse de Rivera, exigée par Frida, de ne plus jamais la tromper.

Une épopée douloureuse

Frida Kahlo devient une gloire nationale et Diego Rivera reste toujours le peintre le plus célèbre du Mexique. Tous deux bâtissent leur légende où se mêlent l’exubérance sud-américaine et la piété religieuse, la lutte révolutionnaire et la misère du peuple, la souffrance et l’amour, la nature et les mythes nationaux. L’œuvre moins intime de Rivera, moins exposée aux confessions, célèbre le génie du Mexique, elle génère des mythologies, des genèses. Celle de Frida raconte l’épopée douloureuse de sa vie et l’inscrit dans l’imaginaire mexicain. Elles se croisent toutes deux cependant pour exorciser les drames d’une terre injustement répartie et d’une vie vouée à la douleur.

Diego Rivera, La distribution des armes (L’Arsenal)
Diego Rivera, La distribution des armes (L’Arsenal), 1928 i Fresque • 203 × 398 cm • Coll. Secreteria de Education Publica, Mexico • © Photo Art Ressource/ Bob Schalkwijk/ Scala, Florence © 2011 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F./ Adagp, Paris, 2011

Chacun s’est ainsi nourri de l’autre et de lui-même pour tenter d’éveiller les consciences populaires, leur insuffler l’énergie révolutionnaire, mais aussi pour puiser au tréfonds de soi les clés qui ouvriront les portes du grand mystère. L’un, Diego Rivera, devenu héros national, prophète visionnaire des paysans et de la culture amérindienne, l’autre, Frida Kahlo, « militante intérieure » et qui, telle Simone Weil, Hannah Arendt ou encore Marthe Robin, travailla jusqu’à son dernier souffle, couchée, quasi paralysée. Mais Frida, qui fut trop idéaliste, se sentait mourir. Ni l’alcool ni la morphine ne pouvaient avoir raison de ses tortures physiques et de ses souffrances.

Frida Kahlo, Frida et Diego Rivera
Frida Kahlo, Frida et Diego Rivera, 1931 i Huile sur toile • 100 × 78,70 cm • Coll. SFMoMA, San Francisco • © SFMoMa, San Francisco © 2011 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F./ Adagp, Paris, 2011

Les quatre dernières années de sa vie furent un véritable calvaire. Rivera est à ses côtés, mais elle ne se fait pas d’illusion. Lucide jusqu’au bout, elle écrit dans son Journal : « J’ai toujours envie de me suicider. Seul Diego m’en empêche. Car je m’imagine que je pourrais lui manquer. Il me l’a dit et je le crois. » Elle refusa d’être enterrée : « Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée », s’écria-t-elle, avec sa légendaire et tragique ironie. Rivera lui survécut trois années seulement, atteint d’un cancer. S’il bénéficia des honneurs de la nation mexicaine avec ostentation, son nom est cependant indissolublement lié à celui de sa femme. Le Michel-Ange du Mexique qui aimait à peindre sur des échafaudages savait que sa muse, qui fut aussi la passion de sa vie, en ne peignant que son propre visage, atteignait plus que tout autre peintre à l’universel et aux plus obscurs secrets de l’âme humaine.

une citation de FRIDA

Frida Kahlo : « Vous n’avez pas idée de l’espèce de vieux cafards que sont Breton et presque toute la bande des surréalistes »

galerie

# 10 PHOTOS DE STÉPHANE MAHÉ

EXTRAIT DE L’ANGLE (https://www.langlephotos.fr/artistes/stephane-mahe)

Stéphane Mahé mène un travail photographique intime et pictural qui révèle un voyage intérieur à la fois hors du temps et de l’espace. Au fil des années, Stéphane Mahé s’oriente vers une photographie plus personnelle qui donne naissance à une première collaboration avec les Éditions de Juillet et Arnaud Le Gouëfflec pour le livre Terminus Saint-Malo dans la collection Villes Mobiles et diverses expositions. En 2018, il présente la série Somewhere et un livre éponyme est publié aux Editions de Juillet. La série est exposée dans différents lieux et festivals tel que la Tour Bidouane à Saint-Malo (France), aux Promenades Photographiques de Vendôme (France), à la galerie l’Imagerie à Lannion (France), à la Galerie l’Entrée des Artistes à Paris (France), à la galerie La Chambre Claire à Douarnenez (France), au festival Incadaqués (Espagne).

Le livre Mood est publié en 2023 aux Editions de Juillet et finaliste du prix des libraires.

# MARTIAL RAYSSE

UN ARTICE DE “CONNAISSANCE DES ARTS“, EXCELLENT MAGAZINE SUR MARTIAL RAYSSE

https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/art-contemporain/tout-est-outre-tout-grince-joyeusement-lart-sombre-et-derangeant-de-martial-raysse-11184961

Le monde dérangeant de Martial Raysse (le quotidien des arts)

Par Éric Tariant

Le combat depuis quarante ans de ce Méditerranéen droit comme un « i » ? Réinventer la grande peinture, celle « qui parle toujours des chemins de la connaissance et de l’amour universel », pour reprendre ses propres mots, prononcés, au milieu des années 1980, lors d’une conférence au Centre Pompidou. Sur les pas de Giotto, Raphaël et Ingres, mais aussi des modernes comme Picasso, De Chirico, Hopper et Freud, ce sont pour moitié des peintures et dessins, pour moitié des sculptures, certaines à l’air sévère comme ces œuvres en bronze ou en acier, d’autres résolument ludiques comme ces pièces en trois dimensions, bricolées à l’aide de plastique, de papier mâché et de coquillages. Toutes viennent de collections privées, de celles de ses galeristes Kamel Mennour et Lévy Gorvy, et de ses principaux collectionneurs, notamment de ses collectionneurs-mécènes que sont François Pinault et Marin Karmitz. Les peintures montrées à Sète conjuguent classicisme, naturalisme et un zeste d’archaïsme, voire de naïveté assumée. Admirablement mises en scène par Maud Martinot, elles datent pour la plupart des dix dernières années. Ce sont des œuvres âpres et grinçantes qui ne se regardent pas comme des images. Des peintures, entre gravité et excentricité, qu’il faut prendre le temps de mûrir intérieurement. Moine-peintre, Martial Raysse ne cherchant nullement à séduire, il faut aller de l’avant et ne pas se laisser refroidir par ses couleurs étranges, acides, excessives et dérangeantes, comme celles de ces quatre œuvres puissantes et inédites à ne pas manquer : Le lever du jour, de 2020, et La tombée de la nuit, de 2021 (220 x 303 cm) ainsi que La peur (300 x 400 cm) et La paix (300 x 500 cm). Des peintures d’histoire qui puisent du côté des grands mythes ancestraux et des archétypes pour parler du monde d’aujourd’hui.

« Martial Raysse. Œuvres récentes » au musée Paul Valéry, Sète, jusqu’au 5 novembre
museepaulvalery-sete.fr

# GERHARD RICHTER

Richter, Waves of New-York

EXTRAIT DE RISE ART :

Gerhard Richter : un peintre photographique

Focus aujourd’hui sur le peintre contemporain Gerhard Richter, un des artistes vivants les plus cotés au monde ! S’il est surtout connu pour ses grandes toiles abstraites et colorées, il est également un peintre figuratif, qui s’est même intéressé à la photographie. Retour sur un pan méconnu – et pourtant fascinant – de son art !

Par Cécile Martet | 15 août 2023

Un artiste à l’œuvre protéiforme

Gerhard Richter est né à Dresde en Allemagne, en 1932. Il n’a acquis la reconnaissance du public que tardivement, dans les années 1980. Ce peintre polymorphe a abordé de nombreux sujets, touché à des techniques variées et bien souvent renouvelé totalement son travail. Richter a toujours navigué entre figuration et abstraction, mais ce sont bien ses toiles abstraites qui l’ont fait connaitre. Petit à petit ses œuvres ont atteint des prix phénoménaux lors de ventes aux enchères… 41 millions d’euros en 2015 pour une de ses œuvres de la série des “Abstraktes Bild” ! Richter est ainsi un des artistes les plus reconnus et les plus chers du moment.

Gerhard Richter : un peintre photographique
Gerhard Richter, “Abstraktes Bild (numéro 599)”, 1986, vendue par Sotheby’s en 2015

La technique de la photo-peinture

C’est au milieu des années 60 que Gerhard Richter commence sa série dite des “photo-peintures”. Richter s’est posé la question du but de la peinture, et pourquoi continuer à peindre à notre époque, alors que la photographie prend tellement d’importance. Ses œuvres photo-réalistes sont réalisées à partir de clichés qu’il a parfois lui-même pris, que cela soit des paysages ou des portraits de ses proches.
 

Pour réaliser ses toiles, Richter projette la photographie sur une toile, à l’air d’un épiscope (sorte de rétroprojecteur), puis y peint l’image très méticuleusement. Ainsi, la photo sert d’intermédiaire entre la réalité et la peinture. Le résultat est bien souvent peu coloré puisque imitant des photos en noir et blanc. Richter y ajoute un effet de flou, qui permet, d’après lui, de mettre tous les éléments de l’image au même niveau d’importance…

Gerhard Richter : un peintre photographique
Gerhard Richter, “Paysage avec bosquet”, 1970

L’ajout de ce flou n’est cependant pas systématique, si bien que certaines toiles sont saisissantes de réalisme. Par là, Gerhard Richter tente de lutter contre l’invasion de la photographie dans l’Art et plus généralement dans nos vies…

Gerhard Richter : un peintre photographique
Gerhard Richter, “Trois bougies”, 1983

Une de ses œuvres photo-réalistes datant de 1983 est d’ailleurs mise en vente le 8 mars 2017. “Eisberg” est l’image d’un glacier, souvenir d’une expédition de l’artiste au Groenland. Le prix de cette œuvre glaciale est estimée entre 9 et 14 millions d’euros… Ainsi, bien des années après sa création, le travail figuratif de Richter prend de plus en plus de valeur.
 

Gerhard Richter : un peintre photographique
Gerhard Richter, “Eisberg”, 1982

# CHRISTOPHER WOOL

À ses débuts sur la scène artistique des années 1980, le peintre américain Christopher Wool s’inspire du milieu urbain new-yorkais underground dans lequel il vit. Célèbre pour ses mots au pochoir sur des toiles blanches et ses compositions abstraites, il combine peinture au pistolet, peinture à la main et sérigraphie dans une palette chromatique restreinte : du blanc, du gris et du noir où la couleur s’invite parfois. Alors qu’en 2013, le Solomon R. Guggengeim lui consacrait une rétrospective, l’année 2015 constitue son record de vente avec Untitled (Riot) de 1990, son émail sur aluminium adjugé 29,9 millions de dollars (soit 26,4 millions d’euros) chez Sotheby’s. EXTRAIT DE AD MAGAZINE

# BRICE MARDEN, “MINIMALISME ET LYRISME”

Le peintre new-yorkais Brice Marden conjugue minimalisme et lyrisme. Tirant parti des riches enseignements de ses voyages à l’étranger et de son introduction à la calligraphie chinoise, ses peintures arborent des lignes sinueuses significatives. Il y explore notamment la couleur et le geste intuitif du geste de la main. Une rétrospective en 2006 consacrait son travail au MoMA. En 2020, son huile sur toile Complements (2004) est adjugée pour 30 millions de dollars (soit 26,5 millions d’euros) chez Christie’s.

# ED RUSCHA, TRÈS CÔTE

Encore l’un des peintres les plus côtés actuellement

EXTRAIT DE “Ed Ruscha, a reader”, Presses du réel.

« Edward Ruscha (né en 1937 à Omaha, Nebraska, installé depuis 1956 à Los Angeles) est l’auteur d’une œuvre, étendue sur plus de cinq décennies, parmi les plus importantes de l’art contemporain. À la fois peintre, dessinateur, graveur, photographe, cinéaste et concepteur de publications (Twentysix Gasolines Stations, 1963, pour n’en citer qu’une) qui transformèrent radicalement la notion de livre d’artiste, il a placé, de manière presque exclusive, les mots au cœur de sa pratique. Conscient d’un monde s’offrant à ses habitants sur les multiples modes de la lecture, il est le premier artiste à s’être inventé en regardeur de mots. Dans son œuvre, vocables et phrases s’entrecroisent ainsi avec l’idée de paysage, son second thème de prédilection. Dotant le langage d’une matérialité visuelle inédite, il a su en restituer l’opacité et l’étrangeté originelles.« 

PRESENTATION WIKIART DES OEUVRES, LIEN CI-DESSOUS

https://www.wikiart.org/fr/edward-ruscha

# PETER DOIG, L’ACTUEL

Une galerie lui a été ouvert dans le menu du site

Peter Doig, né le 17 avril 1959 à Édimbourg, est un peintre contemporain britannique d’origine écossaise. Il est devenu en 2007 l’un des peintres contemporains les plus cotés du monde

UN LIEN VERS “CONNAISSANCE DES ARTS”

https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/art-contemporain/la-peinture-hypnotique-et-envoutante-de-peter-doig-11180490

encore un lien sur ses oeuvres, sur Wikiart, la mine.

https://www.wikiart.org/fr/peter-doig

QUI EST PETER DOIG ? (VIDEO FRANCE INFO) clic ici ou sur la capture ci-dessous

# YOSHITOMO NARA

EXTRAIT RISE ARTL’artiste japonais Yoshitomo Nara s’inscrit dans le mouvement Pop art nippon. Les enfants et les animaux sont les principaux protagonistes de ses œuvres : ainsi, ses tableaux, en apparences légers et naïfs, cachent un certaine solitude et une colère sous-jacente. La “Cosmic girl”,  jeune et rebelle, est le personnage emblématique de ses compositions marquées par une économie de moyens. Ses œuvres les plus cotées se vendent actuellement plus de 3 millions de dollars.

ALBERT OEHLEN

EXTRAIT DE “AMESAUVAGE.COM”. Signature essentielle de la peinture contemporaine, Albert Oehlen fait sensation grâce aux tourbillons de couleurs vives et de formes indéfinies qui égayent joyeusement ses toiles. Très vite, le peintre contemporain connaît une ascension vertigineuse dans le monde de l’art, en passant de la 26ème à la 8ème place de classement, avec une cote en expansion exceptionnelle de 13,6 millions de dollars à 34,9 millions de dollars. Le protégé du puissant galeriste Larry Gagosian a eu même le privilège d’être présenté exclusivement au palazzo Grassi de François Pinault en 2018. Avec son autoportrait « Selbstportrait mit Leeren Händen », sa cote n’en finit pas d’augmenter. L’ancien élève de Sigmar Polke s’illustre par des tableaux grands formats, subtils mélanges de formes, de couleurs et de traits qui s’arrachent à très haut prix. Avec son approche singulière de l’art, empreinte d’expressionnisme et de lyrisme, l’artiste peintre connu ne manque pas de surprendre.

# HOKUSAI

EXTRAIT WIKI. Katsushika Hokusai (葛飾 北斎?)1 est un peintre, dessinateur et graveur japonais du xviiie siècle, spécialiste de l’ukiyo-e, ainsi que l’auteur d’écrits populaires, surtout connu sous le nom de Hokusai (北斎?), ou son surnom de Gakyōjin, littéralement « Vieux Fou de dessin ».

Au cours de ses soixante-dix ans de carrière, il a réalisé une œuvre considérable de quelque 3 000 tirages couleur, des illustrations pour plus de 200 livres, des centaines de dessins et plus de 1 000 peintures. Il a rapidement abandonné le sujet étroit traditionnellement associé à l’école du « monde flottant » (ukiyo-e) dont il faisait partie, comme les images d’acteurs populaires et de courtisanes2.

Les Trente-six vues du mont Fuji (1831 – 1833) comptant en réalité 46 estampes dont La Grande Vague de Kanagawa (1831) sont ses œuvres les plus connues.

Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Paul Gauguin, Vincent van Gogh, Claude Monet et Alfred Sisley, et plus largement le mouvement artistique appelé japonisme.

HOKUSAI, de la série “36 vues du Mont Fuji” (1830)

# ADRIAN GHENIE

Adrian Ghenie, peintre très côté, né le 13 août 1977 à Baia Mare, est un peintre roumain.

Fils d’un dentiste, Adrian Ghenie étudie les beaux-arts à l’école d’arts et métiers de Baia Mare entre 1991 et 19941. Il est diplômé en art et design à l’université d’Art et Design de Cluj-Napocaen 20011.

En 2005, il cofonde plan Galeria B à Cluj, en collaboration avec Mihai Pop, un espace de production et d’exposition d’art contemporain2. En 2008, le plan B ouvre un nouvel espace d’exposition permanente à Berlin2.

Depuis 2006, son travail a été largement présenté dans des expositions collectives et individuelles, En 2012, la Fondation du Palazzo Strozzi à Florence confronte ses œuvres à celle de Francis Bacon. Il représente la Roumanie à la 56e Biennale de Venise en 2015.

# CECILY BROWN

EXTRAIT ARTNET. Cecily Brown est une peintre contemporaine britannique. Caractérisé par une imagerie ouvertement sexuelle et un style gestuel expressionniste abstrait, le travail de Brown s’avère être un des plus influents de sa génération. Ses œuvres à grande échelle montrent des silhouettes engagées dans des actes sexuels sous un voile de couleurs comme dans Sweetie (2001), où un couple semi-abstrait est capturé en plein coït et représenté à travers des roses et pourpres brillants. Brown, née à Londres en Angleterre en 1969, étudie à la Slade School of Art et est influencée par le travail d’expressionnistes abstraits comme Willem de Kooning et Joan Mitchell. S’éloignant elle-même de la scène émergente des Young British Artist, Brown s’installe à New York en 1994 et attire rapidement l’attention avec ses peintures. En 2000, elle figure dans une série de photos publiées dans le New Yorker puis le The New York Times la place dans un mouvement d’artistes féminines contemporaines leaders aux côtés de Sue Williams et Lisa Yuskavage. Brown fait l’objet d’une rétrospective de mi-carrière au Museum of Fine Art de Boston en 2006 et d’une exposition solo à la galerie Gagosian de Londres en 2013. Elle vit et travaille à New York.

PS. L’artiste britannique Cecily Brown a fait son entrée parmi les artistes vivants les plus chers lorsque son chef-d’œuvre abstrait Suddenly Last Summer (ci-dessous) a été vendu 6,77 millions de dollars chez Sotheby’s en 2018. Plus du double de son estimation, la peinture de Brown s’inspire du mouvement expressionniste abstrait dans un kaléidoscope de figures déformées et une fusion de nuances de couleurs.

suddenly last summer

# PRÉRAPHAÉLITES ?

Le XIXe siècle anglais est dominé dans la peinture, par l’Académie Royale qui définit ce que doit être l’art et à quoi il doit ressembler. En 1848 un groupe de jeunes peintres remettent en question les principes enseignés et forment la Confrérie préraphaélite avec l’intention de revenir à une peinture plus proche de la nature, non formatée et en quête de perfection tant au niveau de la forme que de l’expression.

←John Everet Millais, la jeune aveugle 1855

John Everet Millais, John Ruskin, 1854

Edward Burnes-Jonres,Sidonie. 1860→

La peinture est enseignée sur le modèle classique italien dans lequel le peintre Raphaël fait figure de référence. Lorsque trois peintres décident de former un groupe portant le nom de préraphaélite, ils affirment leur volonté de revenir aux styles antérieurs à la renaissance classique : le gothique, pour sa pureté spirituelle qu’ils considèrent comme perdu à leur époque, et les styles primitifs flamand et italien de la première renaissance pour leur représentation réaliste de la nature.

Le groupe initial se forme autour des fondateurs John Everett Millais, William Hunt et Dante Gabriel Rossetti. Même si l’inspiration leur vient du passé, leur démarche est avant tout avant-gardiste et politiquement contestataire. La tradition et l’esprit victorien font figure de modèle à ne pas suivre. Leur style d’un extrême réalisme est souvent créé d’après nature, l’invention récente du tube de peinture leur permettant de sortir de l’atelier et de peindre en plein air. L’habitude de peindre en extérieur sera reprise par le groupe français qui donnera bientôt naissance au mouvement impressionniste.
Le style préraphaélite est caractérisé par une abondance de motifs et de détails présents sur la totalité de la surface du tableau. Les couleurs sont vives, lumineuses et contrastées. La perspective n’est utilisée qu’avec parcimonie voire quasiment absente de certains tableaux et la représentation des corps s’autorise la liberté de ne pas respecter les strictes règles anatomiques si cela peut servir la composition générale.

Je ferme la porte sur moi 1891. FERNAND KHNOPFF

Dès leur première exposition en 1849 à la Royale Académie l’accueil du public se fait plutôt favorable envers ce style nouveau mais néanmoins imprégné d’esprit médiéval. Même si les plus conservateurs rejettent le groupe de jeunes peintres, le succès se fait rapidement sentir et les préraphaélites acquièrent une première clientèle.

Le groupe se dissout dès 1852 mais se reforme presque aussitôt. Le mouvement entre alors dans sa deuxième phase et réunit toute une génération de peintres influencés par le premier préraphaélisme. Les principaux acteurs du nouveau groupe qui rejoignent Rossetti sont William Morris et Edward Burne-Jones. Les tableaux peints durant cette période s’éloignent de l’esprit originel de la première Confrérie Préraphaélite pour privilégier l’esthétisme où le motif purement décoratif prend le pas sur le réalisme si cher à l’idéal des premiers fondateurs.



En 1861 William Morris fonde une entreprise, La Firme, dont la production se concentre sur les arts décoratifs : peinture, illustration, vitrail, tapisserie, ferronnerie etc… Il est suivi par Burne-Jones, Rossetti et Brown dont les productions influenceront le graphisme anglais du début du XXe siècle.
EXTRAIT DE HISTOIRE DE LART.NET

LE LIEN WIKI

# CHRISTOPHER WOOL

Né en 1955, Christopher Wool est un artiste américain actif depuis la fin des années 80. Son travail est reconnaissable en un coup d’œil : de larges lettres noires, peintes sur fond blanc. Il emprunte son esthétique à l’art urbain, et se penche sur la question de la banalité et de la répétition. Depuis les années 2000, ses œuvres se font plus abstraites : lignes noires peintes à la bombe ou sérigraphiées. Très bien coté, son œuvre emblématique “Apocalypse Now”, s’est vendue en 2013 pour 26 millions de dollars.

# LE SIECLE D’OR NÉERLANDAIS

A NE PAS CONFONDRE AVEC “LE BAROQUE FLAMAND”

Ce mouvement (âge d’or de la peinture néerlandaise) a produit les oeuvres parmi les plus époustouflantes dans l’histoire.

L’âge d’or de la peinture néerlandaise correspond globalement au XVIIe siècle, période de fleurissement économique et culturel des Provinces-Unies. Sortie des guerres et délivrée du joug espagnol, la république hollandaise était riche de ses produits coloniaux. À la différence du baroque flamand, la peinture néerlandaise se caractérise par le rejet des sujets religieux (interdits par le calvinisme) et le goût pour la scène de genre, le portrait et la nature morte. Ceci explique le développement du système des ateliers, comme celui de Rembrandt, et du marché de l’art destiné à nourrir les collections princières et aristocratiques.

Je ne comprends pas la hargne contre Google et autres GAFA, lorsque je constate le travail gigantesque et de qualité constitué par GOOGLE ARTS ET CULTURE (lien accueil ici). Déjà dit, mais répété. Le travail de présentation de ce siècle d’or est prodigieux sur le site.

UN CLIC ICI POUR Y ACCEDER

QUELQUES TABLEAUX

Rembrandt, La Leçon d’anatomie du docteur Nicolaes Tulp, 1632
Pieter de Hooch, La Peleuse de pommes, vers 1663
Johannes Vermeer, La Lettre d’amour, 1669–1670

# COELLO ET NON LE GRECO : LES TRIBULATIONS D’UNE OEUVRE

Pendant très longtemps, j’ai cru que “La dame à l’hermine“, dont j’écrivais qu’elle était d’une modernité extraordinaire, comme si elle sortait d’un TGV, était une oeuvre de LE GRECO. Non, elle est attribuée désormais à COELLO, après avoir été attribué à Sofonisba Anguissola. Extrait de “Actualités espagnoles”, excellent site.

Alors que le mois d’octobre 2019 est marqué, pour le Musée du Prado (principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne), par l’inauguration d’une exposition consacrée à deux pionnières de la peinture, les Italiennes Sofonisba Anguissola (1535-1625) et Lavinia Fontana (1552-1614), une mystérieuse peinture très célèbre outre-Pyrénées, intitulée LA DAME À L’HERMINE (LA DAME DEL ARMIÑO, en version originale), a été l’objet d’une étude de la part de l’institution ainsi que de l’Université et du Musée de Glasgow (Royaume-Uni).

Longtemps attribué au peintre espagnol d’origine grecque Doménikos Theotokópoulos (dit « Le Greco », 1541-1614), il a ensuite été rattaché à Sofonisba Anguissola (qui a longtemps travaillé pour le roi d’Espagne Philippe II, lequel a régné de 1556 à 1598) puis à Juan Pantoja de la Cruz (1553-1608). Aujourd’hui, les experts en sont certains : il s’agit d’une toile de l’artiste espagnol Alonso Sánchez Coello (1531-1588), peintre de cour de Philippe II célèbre pour ses portraits d’aristocrates et de membres de la famille royale.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-dama-armino-greco-sofonisba-anguissola-autor-sanchez-coello-201910211241_noticia.html

# JENNY SAVILLE

extrait site “AMESAUVAGE”. Jenny Saville : la nouvelle coqueluche de l’art moderneLongtemps occupée par les artistes masculins, l’histoire de l’art moderne évolue, avec la montée en puissance de certaines femmes comme Jenny Saville. Ses œuvres aux accents réalistes seront sans doute les plus belles découvertes de l’année. Soutenue par Saatchi, l’Anglaise s’est révélée en 1992 avec ses fameux corps expressifs qui évoquent provocation, tristesse, ennui et fierté. De son art chargé d’histoire naissent d’étranges images empreintes d’érotisme, de sensualité et de poésie. Difficile de ne pas se laisser impressionner par ces œuvres de plus en plus efficientes aux enchères ! Nombreuses grosses fortunes osent mettre un prix d’or pour ces corps aux chairs abondantes. C’est une artiste exceptionnelle à surveiller de près : sa cote ne cesse d’augmenter. Cette peintre associée aux Young British Artists a pu vendre son nu monumental à 10 millions de dollars à Londres. Ce qui lui vaut la place de plasticienne vivante la plus chère au monde. La Britannique se hisse actuellement à la 4ème place des femmes les plus cotées du monde.

# HENRI ROUSSEAU, DIT LE DOUANIER

LE RÊVE (1910). Bien que Rousseau ait réalisé plus de vingt-cinq tableaux de jungle au cours de sa carrière, il n’a jamais voyagé hors de France. Il s’est plutôt inspiré d’images de l’exotisme tel qu’il était présenté au citadin à travers la littérature populaire, les expositions coloniales et le zoo de Paris . La jungle luxuriante, les animaux sauvages et le mystérieux joueur de cor présentés dans cette œuvre ont été inspirés par les visites de Rousseau au musée d’histoire naturelle et au Jardin des plantes de la ville (un zoo et un jardin botanique). À propos de ses visites, l’artiste a déclaré : « Quand je suis dans ces serres et que je vois d’étranges plantes venues de pays exotiques, il me semble que j’entre dans un rêve ». Le modèle nu de ce tableau est allongé sur un canapé, mêlant le domestique et l’exotique. Source Google Arts.

LA GITANE ENDORMIE. 1897. Rousseau a décrit le sujet de La Gitane endormie comme suit : « Une négresse errante, joueuse de mandoline, est allongée à côté d’elle avec son pot (un vase avec de l’eau potable), accablée de fatigue dans un profond sommeil. Un lion passe par hasard, ramasse son parfum ne la dévore pas encore. Il y a un effet clair de lune, très poétique. » Percepteur de la ville de Paris, Rousseau était en grande partie un peintre autodidacte, même s’il avait l’ambition d’entrer à l’académie. Cela n’a jamais été réalisé, mais ses couleurs vives, ses images fantastiques et ses contours précis, dérivés du style et des sujets de la culture populaire de l’imprimerie, ont touché une corde sensible auprès d’une jeune génération de peintres d’avant-garde, dont Pablo Picasso, Vasily Kandinsky et Frida Kahlo. Source Google Arts.

# CÉZANNE, L’UN DES INVENTEURS DE LA MODERNITÉ

# MATISSE, LE GEANT

Extrait G.A. Henri Matisse, né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre 1954 à Nice, est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français.
Figure majeure du XXᵉ siècle, son influence sur l’art de la seconde partie de ce siècle est considérable par l’utilisation de la simplification, de la stylisation, de la synthèse et de la couleur comme seul sujet de la peinture, aussi bien pour les nombreux peintres figuratifs ou abstraits qui se réclameront de lui et de ses découvertes. Il fut le chef de file du fauvisme.

# ZAO WOU-KI

LE MAITRE DE L’ABSTRACTION

EXTRAIT WIKI. Zao Wou-Ki (Zao, de son nom, Wou-Ki ou Wou-ki de son prénom chinois simplifié : 赵无极 ; chinois traditionnel : 趙無極 ; pinyin : Zhào Wújí), né le 1 février 1920à1 à Pékin, et mort le 9 avril 2013 (à 93 ans) à Nyon, est un peintre et graveur chinois naturalisé français en 1964.

Il est rattaché, dans les années 1950, à la nouvelle École de Paris, puis à l’abstraction lyrique avant de devenir, selon la définition de Claude Roy :

« ...Un grand peintre qui poursuit dans son œuvre une dizaine au moins de grands siècles de l’art chinois, et qui est un des meilleurs peintres modernes de l’Occident. »

Son œuvre est vaste. Elle comprend les peintures réalistes de ses premiers tableaux qui sont surtout des portraits, quelques natures mortes et des paysages (1935-1949), ainsi que des huiles sur toiles de grands formats inspirées de Paul Klee qui tendent vers l’abstraction à partir des années 1950, puis l’abstraction lyrique dans les années 1960, des encres de Chine, des calligraphies.

Apprécié en Occident, ami de Pierre Soulages, de Joan Miró, de Henri Michaux, il est reconnu par son propre pays à partir de 1983. À cette date, il est accueilli à Pékin où ses œuvres sont exposées au Musée national de Chine.

La France lui a rendu hommage à plusieurs reprises. Il a été nommé grand Officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, officier des Arts et des Lettres, et en 1995, il créa une œuvre originale6 lorsque la Poste a émis un timbre-poste en son honneur

NFT, WHAT ?

Un nouveau concept patrimonial s’est créé, concomitamment à ceux qui ont fleuri dans la crypto-monnaie : Les NFT; On donne un extrait de l’article de Wiki sur le sujet :

Un NFT (de l’anglais non-fungible token) ou jeton non fongible (JNF)2,3 est un objet informatique (un jeton) suivi, stocké et authentifié grâce à un protocole de chaîne de blocs (blockchain), auquel est rattaché un identifiant numérique, ce qui le rend unique et non fongible. Ce jeton accorde des droits, de propriété ou autre, sur un objet réel ou virtuel comme une œuvre d’art (souvent numérique), un contrat, un diplôme etc., et est associé à un compte propriétaire comme tout jeton de blockchain, mais le jeton étant non fongible, le propriétaire est garanti unique, ce qui donne la valeur au jeton.

D’un point de vue technique, les jetons non fongibles ne sont pas interchangeables4. Cette unicité de chaque jeton contraste avec la fongibilité des unités de crypto-monnaies comme le Bitcoin et de nombreux jetons utilitaires (utility token) Ainsi, la valeur d’un jeton est déterminée par le jeu de l’offre et de la demande, sans régulation de marché , et liée à la valeur symbolique associée à l’objet représenté.

Les NFT se payent en général en cryptomonnaie, le plus souvent sur la même blockchain que celle des NFT.

TerminologieEn droit de la propriété, l’adjectif « fongible » signifie : qui peut être remplacé par une chose de même nature, comme sont toutes celles qui se consomment par l’usage, et qui se règlent par nombre, poids ou mesure. Il vient du latin fungor (« s’acquitter de », « accomplir », « consommer »). Un jeton non fongible est donc un jeton unique, ne pouvant pas être remplacé par un autre.

Droits associés à un NFT Un NFT associe des droits sur un objet unique du monde réel ou virtuel à un détenteur unique. Les droits ne sont pas forcément, et pas généralement, des droits de propriété sur l’objet associé. On est propriétaire du NFT, mais pas forcément de l’objet associé au NFT. Il importe donc de savoir comment est réalisé ce lien et quels sont les droits que donne le fait de posséder un NFT sur lui.

Pour les protocoles NFT les plus connus, il existe des licences générales qui établissent les droits que donne la détention d’un NFT, comme la « NFT License »du protocole ERC-721. Cette licence, par exemple, donne le droit d’exploiter commercialement l’objet possédé, mais jusqu’à 100 000 $ de revenus, et ne donne pas le droit de le modifier. Une joueuse de tennis a émis un NFT sur son bras, mais la « propriété » du bras donne simplement le droit d’y afficher des publicités13.

Le NFT est un objet « en plus » de l’objet qu’il représente et ne s’identifie pas à lui, malgré le lien. Jean-Paul Delahaye compare le NFT à une photo dédicacée : elle est non fongible (la signature ou dédicace est unique) et appartient au dédicataire qui a des droit dessus et peut porter plainte si elle est volée, mais elle ne donne aucun droit sur la photo, qui appartient toujours au photographe, et encore moins sur la personne représentéede 1. Les droits associés à la possession d’un NFT sont souvent flous et peuvent donner lieu à des imbroglios judiciairesde 1.

ON DONNE AUSSI UN EXTRAIT DE 01.NET

Qu’est ce qu’un NFT ? (Définition) Les NFT, pour Non-Fungible Token (ou jetons non-fongibles en français) sont une forme unique de propriété numérique qui permet la vérification et la confirmation de l’authenticité et de la possession de biens numériques. Un NFT est un actif cryptographique qui se trouve sur une blockchain et, en d’autres termes, qui prouve que vous possédez les droits de propriété de ce bien numérique.

Si cela vous semble compliqué, en réalité, les Non-Fungible Tokens fonctionnent selon un principe de rareté et d’authenticité qui nous est familier depuis la cour d’école. Pour faire le parallèle avec l’art, il est facilement possible de trouver des imitations convaincantes de grandes toiles. Toutefois elles n’atteindront jamais la valeur de la véritable œuvre, peinte et signée par l’artiste original. Le principe est le même pour les NFT.

Ainsi, la place de cette technologie dans le vaste monde de la propriété numérique était toute désignée et ces jetons sont souvent utilisés pour représenter des œuvres d’art, des photographies, des vidéos, des enregistrements musicaux et même des tweets.

Du fait de leur utilisation commune de la blockchain, les NFT et les cryptomonnaies sont deux concepts qui ont été fortement associés voire même confondus. Il existe cependant des différences clés qu’il est important de comprendre afin de mieux apprécier ce qui lie ces deux technologies.

Tout d’abord, rappelons que les cryptomonnaies, comme le Bitcoin, l’Ethereum ou le Litecoin, sont des devises numériques qui utilisent la technologie de la blockchain afin de permettre des transactions sécurisées et décentralisées. Comme les cryptomonnaies sont interchangeables et que leur valeur est basée sur leur quantité en circulation, cela signifie que chaque unité est équivalente à toutes les autres unités.

Les NFT, d’autre part, utilisent certes la blockchain, mais sont une forme unique de propriété numérique. Contrairement aux cryptomonnaies, chaque jeton est unique et possède une valeur spécifique. Cela signifie que chaque token peut être vendu ou acheté individuellement et possédé de manière exclusive par son propriétaire.

Les tokens non fongibles et les cryptomonnaies sont donc deux concepts distincts mais étroitement liés en raison de leur utilisation de la technologie de la blockchain et sont souvent considérés comme faisant partie de la même économie décentralisée. Par ailleurs, il est nécessaire de posséder des crypto-actifs et notamment de l’Ether afin d’acheter des NFT.

UN EXEMPLE EXTRAIT DU FIGARO DU 11/08/2023

Le Salvator Mundi, le tableau le plus cher du monde, réapparaît en version NFT

Par Amélie Com

Publié le 11/08/2023 à 09:31,  mis à jour le 11/08/2023 à 12:

En collaboration avec Bridgeman Images, ElmonX met en ligne, samedi, sous forme de jeton non fongible le tableau vendu 450 millions de dollars en 2017. La Joconde et la Nuit étoilée de Van Gogh ont déjà été mis en vente par la plateforme.

Il avait disparu juste après la vente. En novembre 2017, chez Christie’s à New York, le Salvator Mundi, une œuvre attribuée à Léonard de Vinci est remportée pour 450 millions de dollars frais compris par Mohammed Ben Salman. Le prince saoudien vient d’acheter le tableau le plus cher du monde. Mais aussi le plus controversé. Son attribution au maître de la Renaissance fait débat dans le monde de l’art. Peu importe pour le prince, il achète le Christ sauveur du monde.

Depuis cette acquisition, le tableau a disparu. Jusqu’au 12 août 2023. Certes, l’original est toujours introuvable. En collaboration avec Bridgeman Images, la plateforme de NFT ElmonX met en vente une série d’éditions en version numérique disponible à partir de ce samedi pour un prix tenu secret. Ce ne sont pas les premiers chefs-d’œuvre reproduits en NFT. ElmonX a déjà en stock, La Joconde de Léonard de Vinci (1503) vendu pour l’équivalent de 6764 dollars, La Nuit étoilée de Van Gogh (1889), Le Penseur d’Auguste Rodin (1904) et Les Nymphéas de Claude Monet en 1907.

Les tableaux sont reproduits grâce à la base de données d’images de Bridgeman. Dans un communiqué, le géant de la reproduction d’œuvres d’art, a déclaré «qu’en tant que principaux spécialistes mondiaux de l’octroi de licences de supports artistiques, culturels et historiques pour la reproduction, [nous] sommes ravis de collaborer avec ElmonX, des experts à la pointe de la création artistique NFT». C’est une «opportunité unique et exclusive de créer des NFT de haute qualité basés sur la vaste collection de Bridgeman Images», est-il précisé.

LES DIX NFT LES PLUS CHERS DU MONDE

UN CLIC ICI (EXTRAIT DU “MEDIA DE L’INVESTISSEUR”

# SANYU

2020. Grand ami d’Henri Matisse, ce peintre franco-chinois a vécu une grande partie de sa vie en France où il s’est éteint en 1966. Il bénéficie d’une cote importante depuis de nombreuses années, mais en 2020 il est passé ainsi de la 15ème place en 2019 à la 7ème en 2020

En 2002, l’artiste occupait la 2513ème place, ce qui signifie qu’entre 2002 et 2020, il a gagné 2506 places. Le marché pour cet artiste se situe principalement en Asie : en Chine, à Hong Kong et à Taïwan. En 2020, le taux d’invendus pour les œuvres de San Yu est extrêmement faible : 6 %.

# LES PHOTOS LES PLUS CÉLÈBRES

Top 25 des photographies les plus célèbres du monde

Découvertes lors d’une exposition de photographies ou en Une des journaux internationaux, ces 25 photos ont marqué notre temps et l’Histoire de la photographie. 

N°25 – V-J Day in Times Square (1945) – Albert Eisenstaedt
Le baiser fougueux d’un marin et d’une jeune femme célébrant la fin de la seconde guerre mondiale. 
 

N°24 – Dali Atomicus (1948) – Philippe Halsman

Le maître du surréalisme et le photographe reproduisent des effets spéciaux avant l’heure.

N°23 – Le selfie Oscar de Bradley Cooper (2014)
Ce selfie pris lors de la cérémonie des oscars détient le record du nombre de stars sur un cliché.

N°22 – Windblown Jackie (1971) – Ron Galella
La First Lady capturée par l’un des 1ers paparazzi.

N°21 – D Day (1944) – Robert Capa
Le photo journaliste assiste les mains tremblantes au débarquement des alliés en Normandie.
 

N°20 – The Situation Room (2011) – Pete Souza
Le président Barack Obama et son équipe suivant la capture de Ben Laden.
 

N°19 – Dovima et les éléphants (1955) – Richard Avedon

Une photographie de mode mythique prise au cirque d’hiver pour Harper’s Bazaar.

N°18 – L. Brejnev et E. Honecker (1979) – Régis Bossu

Un baiser « à la russe » inattendu en pleine guerre froide reproduit sur le mur de Berlin.

N°17 – Mohammed Ali vs. Sonny Liston – (1955) Neil Leifer

L’immortalisation du KO de Mohammed Ali sur Sonny Liston. 

N°16 –  Mère migrante (1936) – Dorothea Lange

Un cliché devenu symbole de la Grande Dépression puis érigé en porte-drapeau des réfugiés.

N°15 – Napalm Girl (1972) Nick Ut

Cette illustration de l’horreur de la guerre du Vietnam, qui participa à la prise de conscience de l’opinion publique.

N°14 – Mickael Jordan (1984) – Co Rentmeester

Photo en mouvement de l’une des silhouettes sportives les plus emblématiques. 

N°13 – The Pillow Fight (1964) – Harry Benson

Image fraternelle du groupe célébrant son succès.

N°12 – Derrière la gare Saint Lazare (1932) – Henri Cartier Bresson

Un superbe jeu de reflets capturé en monochrome.

N°11 – L’afghane aux yeux verts (1984) – Steeve Mc Curry

L’image emblématique d’une fillette afghane dans un camp du Pakistan, devenue icône des réfugiés.

N°10 – Guerillero Heroico (1960) –Alberto Korda

Un portrait de Che Guevara, symbole de la révolution cubaine puis de la pop culture.

N°9 – Le monstre du Loch Ness (1934) – Photographe inconnu

La 1ère photo (truquée) de Nessie ayant semé le doute pendant quelques années.

N°8 – Le baiser de l’hôtel de ville (1950) Robert Doisneau

Une image incontournable mise en scène pour le magazine Life.

N°7 – L’Homme marchant sur la lune (1969) Neil Armstrong

Le 1er homme à avoir marché sur la lune immortalise son coéquipier.

N°6 – Black Power Salute (1968) John Dominis

Tommie Smith et John Carlos et leur célèbre salut des Black Panthers lors de la remise de médailles des JO de Mexico.

N°5 – Déjeuner au sommet d’un gratte-ciel (1932) – photographe inconnu

Publiée dans le New York Herald Tribune cette image de 11 ouvriers bâtisseurs de l’Amérique de demain était une publicité pour le Rockefeller Center. 

N°4 – (1963) – Robert H Jackson

Le photographe reçu le prix Pulitzer pour cette photo de l’assassinat de Lee Harvey Oswald, meurtrier présumé de JFK, par Jack Ruby.

N°3 – Albert Einstein (1951) – Arthur Sasse

Un portrait facétieux capturé sur le vif le jour de son 72ème anniversaire.

N°2–  Marilyn Monroe (1955) Sam Shaw

Une image de légende prise dans les rues de New York pour clôturer le tournage de 7 ans de réflexion.

N°1 – L’Homme de la place Tian’anmen (1989) – Jeff Widener

Sans doute la photographie la plus connue, symbole de l’inégalité d’un combat opposant étudiants et armée chinoise. A ce jour l’identité de l’homme faisant face au char demeure inconnue.

 

# PAULA MODERHSOHN-BECKER, PIONNÈRE DE LA MODERNITÉ

LP

Paula Modersohn-Becker (1876–1907)

EXTRAIT DE BEAUX-ARTS MAGAZINE (5€ PAR MOIS, PAPIER ET NUMÉRIQUE, FAUT PAS S’EN PRIVER)



Schade » (« dommage ») : c’est le dernier mot qu’aurait prononcé Paula Modersohn-Becker (1876–1907) avant sa mort prématurée à seulement 31 ans, des suites de son premier accouchement. Peintre prolifique, cette fascinante artiste du début du XXe siècle a laissé derrière elle une œuvre foisonnante comptant plus de 750 toiles et des milliers de dessins. Ces dix dernières années, plusieurs expositions – dont la grande rétrospective du musée d’Art moderne de Paris en 2016 – ont permis au public de redécouvrir cette figure singulière de l’expressionnisme allemand, également popularisée par la très belle biographie signée Marie Darrieussecq, Être ici est une splendeur (éd. P.O.L).À l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, plusieurs événements viennent à nouveau éclairer le parcours de l’artiste, à commencer par les expositions « Becoming Paula » au musée qui lui est consacré à Brême, et « Paula Modersohn-Becker und Edvard Munch. Die großen Fragen des Lebens » à l’Albertinum de Dresde.
La chaîne franco-allemande Arte propose, quant à elle, le documentaire « Paula Modersohn-Becker, peintre et pionnière de la modernité », disponible en streaming sur sa plateforme.Une vie brève mais intenseRéalisé par Vera Brückner et Annelie Boros, ce film retrace le bref itinéraire de cette artiste farouchement indépendante, qui s’est émancipée à seulement 20 ans de la bourgeoisie de Dresde, où elle a vu le jour en 1876, pour rejoindre une communauté d’artistes à Worpswede.
     
           

C’est là, au cœur de la campagne brêmoise, qu’elle fait la rencontre de ses proches amis, la sculptrice Clara Westhoff et le poète Rainer Maria Rilke, mais aussi d’Otto Modersohn, qu’elle épousera après s’être imprégnée des avant-gardes parisiennes lors de plusieurs séjours en France. Fascinée par la peinture de Paul Cezanne, Paula Modersohn-Becker a cultivé durant sa fulgurante carrière un style éminemment personnel, entre cubisme et expressionnisme.
           
Paysages, natures mortes, portraits de paysannes et d’enfants composent cette œuvre vertigineuse. Ses représentations de la maternité sont particulièrement saisissantes : Paula Modersohn-Becker débarrasse ce thème récurrent de l’histoire de l’art de toute idéalisation, préférant traiter ses sujets avec un grand réalisme. De la même manière, elle est la première femme à se représenter nue, et même enceinte, dans d’intenses autoportraits bouleversants de sincérité.Si l’anachronisme de la mise en scène de certaines reconstitutions n’est pas toujours du meilleur effet (même si les images sont par ailleurs très belles), le documentaire se distingue par la diversité des voix qu’il fait entendre : celles de spécialistes, mais aussi celle de l’artiste elle-même, à travers des extraits de son journal, ainsi que celle de Marie Darrieussecq lisant des passages de sa biographie. À cette somme de témoignages s’ajoutent ceux d’artistes contemporaines telles qu’Inès Longevial, Ngozi Schommers ou encore Vivian Greven, offrant une lecture à la fois actuelle et féministe de l’œuvre de Paula Modersohn-Becker, incandescente étoile filante de la modernité

# ERWIN OLAF, PHOTOGRAPHE

# ZIYI LE, photographe

Ziyi Le est né en 1993 dans la province du Fujian, en Chine. En 2017, il a obtenu son diplôme de stylisme à l’Institut de technologie de Minnan, également en Chine. En 2018, il a autoédité son livre de photographies « Well Forever » (长寿水井) et, en 2019, il a présenté une exposition personnelle à la galerie Banshan de Tokyo, au Japon. Ziyi Le vit aujourd’hui dans le Yunnan, au sud-ouest de la Chine.

Visitez le site web

CLIC SUR L’IMAGE OU LE LIEN POUR UNE PETITE GALERIE 5CLIC SUR UNE PHOTO POUR LE DEFILEMENT)

ZIYI LE, PHOTOGRAPHE, by MB

# PETIT VOYAGE DANS LE CARAVAGISME

UN LIEN SUR CARAVAGE . UN AUTRE LIEN

Le caravagisme n’est pas réellement un mouvement pictural à part entière mais plutôt une inspiration du style du peintre Michelangelo Merisi dit le Caravage que l’on retrouve chez divers artistes appartenant à des courants différents, notamment baroque et classique.


Au tournant des XVIeme et XVIIeme siècles, Caravage révolutionne le système de représentation dont les origines remontent au quattrocento jusqu’à son évolution maniériste.
Le changement majeur apparaît dans l’expression du sentiment de beauté contenu dans l’oeuvre. Caravage ne reconnaît pas la réalité dans la recherche du beau idéal jusqu’alors utilisé durant toute la renaissance. Si les générations précédentes s’appliquaient à recopier la nature le plus vraisemblablement possible, le résultat était toujours empreint d’un imaginaire destiné à servir un modèle héroïque issu de la pensée néoplatonicienne. Le nouveau sentiment de réalité proposé par Caravage est lié à la représentation fidèle de ce que voit l’artiste : ce qui était suggéré devient clairement identifiable dans l’image. Les corps sont ceux de leurs modèles qu’ils soient beaux ou laids, les sentiments ceux des personnages, même s’ils ne maîtrisent plus leurs passions comme à l’époque de la renaissance classique. Les canons esthétiques sont rejetés au profit d’un réalisme sans failles, non pas dans l’attachement au détail à la manière flamande mais à celui de la vie quotidienne, avec sa douleur, sa violence et pourquoi pas sa laideur… C’est une autre conception de la beauté qui voit le jour et s’impose à l’art en lui ouvrant ainsi de nouvelles possibilités.
La scène est traitée, elle aussi, avec le regard du quotidien : le récit, qu’il soit historique, mythologique ou religieux, est transposé à l’époque contemporaine, intégré à l’architecture, au mobilier et à la mode vestimentaire du XVIIe siècle. Le contenu sacré rejoint la scène de genre et se fond sans difficulté au décor de la vie de tous les jours.


L’existence décousue et insociable de Caravage ne lui permit pas de créer une véritable école. Néanmoins la portée considérable de son oeuvre eut un retentissement important sur les peintres du XVIIe siècle, qu’ils soient attachés au style baroque européen ou au classicisme français.

Les caractéristiques principales que l’on retrouve dans l’influence caravagiste sont l’utilisation du clair-obscur et l’organisation spatiale qui réduit à rien la distance séparant le spectateur de la scène du tableau. Le premier plan semble venir toucher la surface du tableau, limite du monde de l’image et de celui du spectateur.
L’expression baroque naissante trouvera son origine dans l’exhibition des sentiments non dissimulés ainsi que dans l’attitude des personnages, figés au cours d’un mouvement ; instant choisi par le peintre pour apporter l’intensité dramatique à la scène.
L’éclairage, lorsqu’il ne provient pas d’une source difficilement identifiable à l’intérieur même de la composition, est latéral et participe avec violence au modelé des corps. Il crée la profondeur sans avoir recours aux artifices de la perspective linéaire. Le fond sombre et l’absence d’arrière-plan rend la scène particulièrement intimiste tout en produisant une ambiance dans laquelle l’être humain est porteur d’une destinée ombrageuse aux accents souvent pessimistes.

Grâce à son habileté à représenter le quotidien de son époque à travers un langage nouveau, le caravagisme aura contribué à redonner ses lettres de noblesse à la peinture de genre, jusqu’alors quasi absente du répertoire italien, et à mettre en place un système résolument tourné vers une époque bien troublée, si on la compare à la période pleine d’optimisme que fut la renaissance.

LES PEINTRES DU CARAVAGISME

Dans l’ordre,

ARTEMISIA GENTILESCHI Judith et Holopherme 1720, VELASQUEZ LE MARCHAND D’EAU DE SEVILLE, REMBRANDT LA LECON D’ANATOMIE 1632

# 10 ARTISTES INCONTOURNABLES DES ANNÉES 2020

PROPOSE PAR “CÔTÉ ARTISTES ».

BASQUIAT, CI_DESSUS. Il est, aujourd’hui encore, le seul artiste contemporain dont une œuvre a été vendue plus de 100 millions de dollars.

JEEF KOONS / Sa sculpture Rabbit. Cette dernière a été exposée dans les plus grands musées du monde et a été vendue 91 millions de dollars en 2019.

Son personnage emblématique, Companion, a renforcé sa notoriété. Résolument dans l’air du temps, l’artiste est suivi par plus de deux millions de personnes sur son Instagram.

BANSKY. Son œuvre La petite fille au ballon a ainsi marqué les esprits, car elle s’est autodétruite lors de sa vente aux enchères en 2018.

Sa série d’œuvres la plus connue est Étude de perspective, dont le titre est ironique. Sur les clichés de cette série, il adresse un doigt d’honneur aux bâtiments représentatifs du pouvoir à travers le monde. D’autres de ses photographies dénoncent plus directement le gouvernement chinois.

# VOYAGE DANS L’EXPRESSIONNISME (NON ABSTRAIT) – Allemagne, Autriche, SChiele, Otto Dix, Kirchner et autres

EXTRAIT “HISTOIRE DE L’ART.NET”

L’expressionnisme ne cherche pas à montrer le monde tel qu’il est, mais à l’exprimer. Il s’inscrit dans les pas de Van Gogh qui avait déjà ouvert en son temps les portes d’une forme de peinture marquée par l’expression. Cet aspect est principalement exploité à travers le thème du corps ou du portrait, dans lesquels les artistes n’hésitent pas à aller jusqu’à la distorsion des traits.

Otto Dix, Tryptique “metropolis”


L’EXPRESSIONNISME ALLEMAND ET DIE BRÜCKE
Au début du siècle, l’Allemagne traverse une période de crise profonde dans un climat social tendu avec l’approche de la Première Guerre mondiale, même si le peuple s’affiche dans une insouciance factice. Les expressionnistes sentant venir la guerre expriment leurs sentiments visionnaires dans des images particulièrement torturées. C’est dans ce contexte que se forme le groupe Die Brücke à Dresde en 1905 autours des personnalités de Fritz Bleyl, Karl Schmidt-Rottluf, Erich Heckel et Ernst Ludwig Kirchner. Viendrons plus tard s’y ajouter des artistes tels que Emil Nolde, George Grosz, Otto Mueller, Max Pechstein et Otto Dix. D’ailleurs, quand on observe les portraits photographiques de ce dernier, on voit que l’expression qui émane de son visage est loin d’être épanouie, primesautière et pleine de joie de vivre. Son expression grave, sévère et austère semble exprimer à elle seule l’atmosphère qui pouvait régner dans le pays à l’époque.

Dans ce monde hostile, présageant moult inquiétudes, les expressionnistes allemands cherchent une peinture capable d’exprimer les problèmes humains. Leur peinture est comme un cri de désespoir lancé en réaction à cette société qui n’offre qu’angoisse et peur de l’avenirLa forme expressionniste est brute, nerveuse et la déformation est utilisée à volonté pour faire rejaillir le sentiment intérieur sur la réalité figurative.
L’influence du style vient de précurseurs du siècle précédent comme James Ensor, Vincent van Gogh ou encore Edward Munch.

L’EXPRESSIONNISME VIENNOIS
A Vienne en Autriche, l’expressionnisme apparaît à travers le groupe de la Sécession créé par Gustav Klimt (bien que celui-ci reste principalement attaché au style Art nouveau), bientôt rejoint par Egon Schiele : dans son Autoportrait debout, il n’hésite pas à se montrer à nu, dans toute sa vulnérabilité, sa fragilité d’être humain. Il ne cherche pas à embellir son corps ou son visage. La flatterie n’est pas son propos. Il ne cherche pas à se montrer, mais à exprimer ce qu’il ressent profondément. Il adopte une posture caractéristique de l’expressionnisme allemand, c’est-à-dire une pose antinaturelle au possible. Son corps est contraint dans un mouvement de torsion, où ses bras sont tordus dans une posture tourmentée à l’arrière de son corps. Les mains sont exagérément agrandies, de manière à renforcer l’aspect expressif. Le regard quant à lui semble très énigmatique. On ne parvient pas à savoir si ce que l’on voit sont les paupières de ses yeux fermés ou si le regard est volontairement absent, comme s’il n’avait pas fait les yeux pour éviter de voir les horreurs du monde. Toujours est-il que cette absence de regard déstabilise et renforce curieusement l’aspect expressif et dérangeant de l’image. Il y a une certaine violence à se mettre à nu, jusqu’à montrer son sexe, et à ne pas dévoiler son regard.

Egon Schiele, autoportrait debout nu,

Egon Schiele, deux femmes


Dans son tableau Deux femmes, il peint deux corps enlacés dans une posture complexe où les corps se mélangent tant qu’ils semblent disloqués. On ne parvient plus à savoir à qui appartiennent les membres. Il y a à la fois une certaine fusion des corps, et en même temps une violence latente dans l’attitude.

Il faut se rappeler qu’en cette période, dans certaines familles puritaines, le corps était encore si tabou qu’il était interdit de regarder ou de toucher son propre corps. Les attraits sexuels étaient apparentés au diabolique et au péché, si bien que même lors du bain, certaines familles utilisaient des draps spéciaux, recouvrant tout le corps pour le cacher au regard. Il va sans dire que dans un tel contexte, cette représentation du corps de la femme est plus qu’outragée. C’est sans doute le conflit intérieur entre le désir de montrer le corps et de se l’approprier, et les angoisses profondes que le fait de briser les tabous engendre, qui procure cette agressivité, cette violence et ce tourment palpables dans les représentations du corps. que l’on voudrait voir lisse et pure, et d’une certaine manière aussi, comme un rappel de la dégradation du corps par le temps qui passe. En effet, les plis du bas évoquent une peau vieillie, ridée, les flétrissements inévitables des chairs par le temps qui passe.

Cette image est reprise dans de nombreux tableaux d’Otto Dix, où il montre des femmes âgées aux chairs vieillies. Elles se regardent dans des miroirs, souriantes, avec tous les atours des fraîches jeunes filles. Le contraste n’en est que plus saisissant et montre avec encore plus de cruauté le côté inéluctable de la décadence du corps et des beautés perdues. Cette vision est non sans rappeler le portrait de Dorian Gray, à travers le regard de ces vieilles femmes terrifiantes qui croient encore se voir sous les traits de la beauté de leur prime jeunesse.

Certains artistes du body art vont développer ce rapport violent et tourmenté au corps, mais de manière toute autre car celui-ci ne passe pas par le biais de la toile. Le corps devient le support direct de l’œuvre. Les artistes de ce mouvement dépassent l’aspect expressif du corps pour explorer les possibles et les limites qu’il offre.
 

Edvard MUNCH, “le cri”

KIRCHNER, la rue, 1913 – Otto Mueller, la baignade, 1921 – Georges Grosz, Métropolis 1917

Max PECHSTEIN “femme assise” 1910

Egon Schiele, nu aux jambes écartées, 1914 

← Georges Grosz, Eclipse du soleil, 1926

Otto Dix, portrait de la journaliste Sylvia Vos Harden. 1923

Egon Schiele, deux femmes enlacées, 1915

OSCAR KOLOSCKA, LA FIANCEE DU VENT

# GABRIELE MUNTER, pionnère de l’art moderne, éclipsée par son amant Kandinski ?

Gabriele Munter, méditation. 1917

EXTRAIT D’UN DOCU ARTE :

Éclipsée par l’aura de Vassily Kandinsky, qui fut son mentor et son amant, Gabriele Münter (1877-1962) fait partie des pionnières de l’art moderne en Allemagne. Ce portrait richement documenté la remet dans la lumière.

Douée dès l’enfance pour le dessin, Gabriele Münter voit le jour à Berlin, en 1877. Après la mort de sa mère, d’origine américaine, l’année de ses 20 ans, elle passe deux ans à sillonner les États-Unis, où elle exerce son regard par la pratique de la photographie, avant de rentrer en Allemagne et de s’installer, en 1900, à Munich. Les académies des beaux-arts étant alors fermées aux femmes, elle s’inscrit à l’éphémère école Phalanx, où le Russe Vassily Kandinsky, qui la dirige, encourage ses premiers pas d’artiste peintre. Formant bientôt un couple illégitime, ils voyagent ensemble à Tunis, aux Pays-Bas, en Italie. À Paris aussi, où la jeune artiste prend des cours de peinture à la Grande Chaumière, loue un atelier dans le quartier de Montparnasse et découvre l’impressionnisme et le fauvisme. En 1906, elle est exposée pour la première fois au Salon des indépendants. Trois ans plus tard, achetant une villa à Murnau, en Bavière, se réunit autour d’elle et de Kandinsky un groupe d’artistes d’avant-garde, le Cavalier bleu. La Première Guerre mondiale fera éclater leur cénacle cosmopolite avant que, deux décennies plus tard, les nazis ne mettent au ban leurs œuvres considérées comme “dégénérées”. Interdite d’exposer en 1937, Gabriele Münter, sexagénaire, fera tout pour les réunir et les préserver dans sa demeure pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale…

Maîtrise des formes
Carnets d’esquisses, dessins, gravures sur bois et linoléum, peinture au couteau et à l’huile, portraits, paysages… Maîtrisant formes et nouveaux médias, Gabriele Münter, disparue en 1962, a laissé une œuvre foisonnante. Puisant dans ses écrits personnels et réunissant les éclairages de spécialistes, parmi lesquels Hélène Leroy, conservatrice du musée d’Art moderne de Paris, Florence Mauro (Clémence et Ferdinand) retrace la trajectoire méconnue d’une artiste émancipée des conventions de son temps et au talent injustement éclipsé par la figure tutélaire de Kandinsky, qui fut, quinze ans durant, son mentor et son amant.

LE DOCU ARTE

https://www.arte.tv/fr/videos/103042-000-A/gabriele-muenter-pionniere-de-l-art-moderne

On pourra voir “l’héritage de Kandinski, dans un article, plus -bas… On aura remarqué que titre est une interrogation sur “l’éclipse pas Kandinski”. La figure est obligée dans “un féminisme automatique”. On ne prend pas position sur l’affirmation trop téléphonée.

# DOLORÈS MARAT

Dolorès Marat est une immense photographe. On met sous le tapis les biographies et autres commentaires que le lecteur peut aller chercher en ligne, pour juste, coller ses photographies.

EXTRAIT DES RENCONTRES D’ARLES

Née en 1944 à Paris, France.
Vit et travaille en Provence, France.

D’abord couturière, puis formée chez un photographe de quartier, Dolorès Marat travaille comme laborantine au magazine Votre Beauté jusqu’en 1995. À 39 ans elle débute une activité de photographe indépendante. En parallèle de son travail personnel, elle réalise des commandes pour Hermès, J.M. Weston, Leica, et pour la presse quotidienne telle que LibérationLe MondeLes Inrockuptibles, etc.
Depuis 2019, elle est représentée en France et aux États-Unis par Louis’ Dimension Gallery. Dolorès Marat a publié de nombreuses monographies. En 2023, cette « grande dame de la photographie » fait son entrée dans la collection historique Photo Poche aux éditions Actes Sud.

# FRANS HALS, le génie,  le portraitiste inventeur du coup de pinceau moderne.

Loupé, l’année dernière, le week-end à Amsterdam et l’expo du peintre Franz Hals, au Rijksmuseum.

Je reviens sur un billet que j’avais écrit , à l’époque, dans un autre site.

CI-DESSOUS 2 TABLEAUX CÉLÈBRES,  UN PAPIER DU FIGARO SUR L’EXPO par ERIC BIÉTRY-RIVIERRE

Le Cavalier riant

Texte copié dans « Le Figaro, à l’occasion de l’Exposition à Asterdam. Texte du Figaro date du 19 février, écrit par l’excellent Eric Biétry- Rivierre

Frans Hals, ivresse et autorité de la peinture

Après Rembrandt et Vermeer, le Rijksmuseum, à Amsterdam, rend hommage au maître portraitiste de Haarlem, roi des banquets bien arrosés et serviteur des guildes commerçantes du Siècle d’or. Un régal.

ERIC BIÉTRY-RIVIERRE

À votre santé ! Nous lancent, le verre tendu, les modèles du Joyeux Buveur, de l’Enfant rieur ou du Joyeux Joueur de Luth, de Frans Hals (vers 1583-1666). Ce maître portraitiste du Siècle d’or hollandais, né à Anvers, mais qui a vécu et travaillé à Haarlem, a les honneurs du Rijksmuseum, à Amsterdam, après avoir triomphé à la National Gallery, à Londres (plus de 92 000 visiteurs payants en moins de quatre mois) et avant la Gemäldegalerie, à Berlin.

Sa société de bons vivants, joues rubicondes, yeux allumés et sourires qui vont parfois jusqu’au rire, fait plaisir à voir. Haarlem, par la rivière Spaarne, est connectée à la mer du Nord. Elle fut donc dès l’origine une cité d’armateurs, de manufacturiers du textile, de commerçants au long cours… et de brasseurs (150 au Moyen Âge, 50 dans la première moitié du XVIIe siècle). D’où, aux murs du Rijksmuseum, ces petits pêcheurs et ces gros buveurs, ces chopes, verres ou flûtes, ces satins et ces damas. Mais aussi, dans ce parcours qui rassemble la cinquantaine de portraits jugés les plus vivants parmi les 200 certifiés du maître, mêlés à ces types fantaisistes de bambocheurs, d’autres portraits, de groupes ou individuels, qui présentent ceux-là, parfois avec les mêmes traits, des notables affichant leur puissance et leur sérieux.

Ces hommes et ces femmes qui transformaient la jeune République néerlandaise en une puissance mondiale savaient donc se détendre entre deux coups boursiers, expéditions hasardeuses ou grands travaux sur les polders. En dépit de ce que connotent leurs austères habits noirs, le travail n’excluait pas les plaisirs sensuels. Certains jeunes couples figurés ensemble dans quelque cadre champêtre (tels Abrahamsz et la bien nommée Beatrix Massa) ont des attitudes si naturelles, expriment un tel contentement, qu’un Van Gogh trouvait qu’ils avaient l’air d’avoir été peints « après leur première nuit de mariage ».

Ce qui est sûr, c’est que d’heureuses retrouvailles se fêtent ici : venu du Los Angeles County Museum of Art, Pieter Tjarck tient nonchalamment la rose destinée à sa fraîche épouse, Maria Larp (autre effigie venue de Londres celle-là). Est également présent le Portrait d’un homme tenant un crâne (Birmingham) installé en pendant de celui de sa femme (collection du duc de Devonshire à Chatsworth House) ; une analyse récente ayant prouvé qu’il s’agissait à l’origine de panneaux assortis.

Voilà donc, côté hommes, une ribambelle de fières moustaches hérissées sous chapeaux en poil de castor (un produit venu de la rivière Hudson, embarqué depuis New York et ses quais de Harlem). Et, côté dames, tant chez les jeunes que pour les matrones, des bonnets de fines dentelles surmontant les omniprésentes fraises amidonnées et les mêmes étoffes de satin impeccablement repassées. Au reste, que de coquetteries sourdent de cette mode du noir confisquée à l’ennemi espagnol ! Un Manet, époustouflé, comptait vingt-quatre nuances dans les tableaux, tel le Portrait de Michiel de Wael (Cincinnati), modèle du genre.

Manet n’était pas le premier à tenir Hals dans la même estime que celle d’un Vélasquez, à reprendre son coup de pinceau très libre et ses arrière-plans indéfinis gris ou blonds. Courbet, par exemple, a aimé cette vérité tant formelle que psychologique, et pareillement la vivacité des portraits de groupes. Ces qualités infuseront jusque dans son célèbre Enterrement à Ornans (Musée d’Orsay). Comme son ami Whistler et, par la suite, le portraitiste mondain américano-européen Sargent, le Belge Ensor ou l’Allemand Liebermann, nombre d’autres peintres, qu’ils aient été impressionnistes ou expressionnistes, ont rendu grâce à celui qu’ils considéraient comme leur aîné en modernité. Ce génie nordique avait été redécouvert dans les années 1850-1860 par celui qui a également tiré Vermeer de l’oubli : Théophile Thoré-Bürger.

Attrait pour le peuple 

Ce critique était un militant républicain. S’il chérissait la Hollande, c’est parce qu’elle « avait eu le courage de secouer tout joug religieux et politique, se sentant plus à l’aise qu’aucun autre peuple ». En conséquence, selon cet intellectuel, elle avait enfanté l’école de peinture « la plus libérée, la plus originale, la plus variée, la plus révolutionnaire, la plus naturelle et la plus humaine à la fois ». Et elle était encore définie comme « la plus dégagée du passé, qui adhère le plus à la nature, et qui par là signale le mieux une des tendances de l’art à venir »(Salon de 1861. De l’avenir de l’art).

Ainsi les modernes allaient s’abreuver à cette source. Pour Van Gogh, qui a littéralement aspiré la tonalité jaune du Joyeux Buveur et appréciait la fibre sociale de Hals, ce dernier « vaut autant que les Michel-Ange, les Raphaël et même les Grecs ». Au Rijksmuseum, devant le porte-étendard, flamboyant milicien se pavanant à l’extrême gauche de la Compagnie de milice du district XI, tout de soie nacrée sur fond de drapeau orange, il s’était arrêté longtemps : « J’ai rarement vu une figure plus divinement belle – c’est quelque chose de merveilleux. »

Pour sa part, Courbet s’était focalisé sur le portrait d’une servante édentée, simple d’esprit affublée d’une chouette et d’une cruche en étain symboles de dérèglement de tous les sens. Il a même copié avec application cette Malle Babbe, bougresse dionysiaque et populaire, qui survit toujours à Haarlem, à travers une chanson à boire régulièrement entonnée dans les estaminets. L’attrait de Hals pour le peuple se lit enfin dans le Portrait de Catharina Hooft, un bébé de bonne famille tenu par une nourrice, qui a été traitée avec autant de soin. Ou encore dans Famille dans un paysage (Musée Thyssen-Bornemisza, à Madrid), au milieu de laquelle un esclavon africain se demande ce qu’il fait là.

Célébré de son vivant, oublié après la défaite des Provinces-Unies envahie par les armées de Louis XIV, redécouvert par Thoré, Hals a été, à la fin du XIXe siècle, porté aux nues par les grands collectionneurs. En Angleterre, par exemple, le marquis de Hertford a accepté de payer dix fois le prix demandé pour le Cavalier riant (51 000 francs de l’époque, soit une somme astronomique, égale à la cote de Rembrandt). Depuis 1900, ce tableau est la joconde de la Wallace Collection, à Londres. Jusqu’alors il n’avait jamais quitté Manchester Square. « Par la suite, la renommée de Hals s’est estompée, sa liberté de pinceau, la vérité et la simplicité émanant de ses visages étant devenues choses communes en peinture », explique Taco Dibbits, directeur du Rijksmuseum.

L’actuelle réévaluation souligne la maestria d’une main qui, dans une lumière souvent blonde, sait jouer, selon les besoins ou la volonté du commanditaire, de la finesse comme de la rugosité, paraître lente ou rapide, se faire invisible, léchée, d’une précision quasi photographique, ou au contraire demeurer marquée telle une signature (une Berthe Morisot a poussé cette manière preste).

Sentiment de vie 

Techniquement, Hals peignait alla prima, humide sur humide, avec cette fausse spontanéité caractéristique du virtuose accompli. On ne lui connaît strictement aucun dessin. Dès lors, vues de près ou dans les agrandissements de détails qui décorent certaines parois du parcours, ses compositions forment d’audacieux croisillons et zigzags de couleurs jetées. Ce style renforce le sentiment de vie. On admire particulièrement ces stries dans les cols blancs ou ces poignets d’où jaillit une main inachevée, ce qui rend son mouvement encore plus rapide et naturel. Quant aux carnations, ce sont celles de la vie au grand air, de la bonne chère et du houblon fermenté. Des cheveux d’or sont parfois ébouriffés par un vent du large ou le banquet en cours. Dans son portrait, Isaac Abrahamsz Massa, marchand de soie en Russie, comme le suggère une fenêtre ouverte sur une forêt de conifères, nous regarde par-dessus le dossier de sa chaise. C’était en 1626, mais il vient à peine de se retourner. Le procédé est une nouveauté.

À votre santé ? Mais le verre a été si promptement vidé qu’il faut le déjà remplir, l’ordonne, au centre d’un ballet de regards, de mains et de gestes, sous les chapeaux, fraises et torses uniformément barrés d’une écharpe orange, le capitaine Michiel de Wael. Ce brasseur, membre d’une confrérie des brasseurs, tourne son verre à l’envers et nous interpelle. À table !, entend-on encore. Car, juste derrière lui, un de ses lieutenants presse un citron au-dessus d’un plat d’huîtres. Pour la musique, la compagnie peut compter sur quelque bouffon, tel l’insolent Joueur de luth, et pour la bagatelle sur La Bohémienne, deux merveilles de joie et de tendresse venues du Louvre.

Haarlem, cette bonbonnière XVIIe, n’est située qu’à une trentaine de kilomètres d’Amsterdam. Son riche Musée Frans Hals, plus ancienne collection publique des Pays-Bas, a prêté par dérogation exceptionnelle de la municipalité quatre de ses grands formats. Mais il lui en reste encore plusieurs, dont un portrait de groupe avec autoportrait. En tout, on y admire actuellement encore dix-sept Frans Hals. Un crochet s’impose donc, d’autant que cette ville infiniment moins fréquentée est tout aussi jolie que la capitale, sa grande rivale. On peut également, dans le chœur dans son église centrale, Saint-Bavon, se recueillir sur la tombe du peintre.

# LA JOCONDE ? NON LA SAINTE-ANNE.

Le plus beau tableau du Louvre n’est pas la Joconde, Mesdames et Messieurs les japonais, c’est “La Sainte -Anne”. Toujours Léonard de Vinci.

On donne ici  un texte paru dans Le Point de Hector Obalck, paru en le 1/9/2024. Malgré les règles du Copyright que je viole un peu, même s’il s’agit d’une citation, cet écart est nécessaire dans la progression de l’esprit de l’art.

La tradition picturale de ce type de sujet oblige à montrer Jésus dans les bras de sa mère, laquelle est assise sur les genoux de sainte Anne. Comme il n’est pas naturel d’asseoir une mère sur une grand-mère, Léonard trouve une solution élégante pour suivre la tradition archaïque mais en lui offrant un réalisme propre à la Renaissance, grâce à l’enchevêtrement gracieux des anatomies et des drapés, reposant sur un trépied humain et insolite.

Au bord d’un précipice

Dans cette « Sainte Anne », tous les détails sont admirables, notamment les délicats tissus (charlotte et serre-tête surmonté d’un fichu) que sainte Anne accumule sur sa chevelure. Quant aux visages, ils battent des records de douceur et de tendresse.

En haut du tableau, un paysage de glaciers entoure les protagonistes, tandis que coule à leurs pieds un ruisseau, comme s’ils étaient au bord d’un précipice. C’est-à-dire que Léonard a encadré sa scène de deux immensités – l’une s’enfonçant verticalement vers le centre de la Terre, et l’autre s’étendant au lointain vers des sols lunaires – servant d’alpha et d’oméga à ce portrait on ne peut plus intime d’une famille biblique qui se voulait universelle.

Hector Obalk est critique et historien de l’art. Il livre chaque mois, pour « Le Point », son regard sur une œuvre d’art. Son spectacle « Toute l’histoire de Jésus à travers la peinture » est à voir au Théâtre libre, à Paris (1er et 15 octobre, 12 et 26 novembre, 10 dé

PS. Mon titre ne se veut aucunement désobligeant à l’égard des japonais. Mieux encore, j’admire leur volonté, leur ténacité dans leur posture, celle qui ne veut rien négliger qui ne soit important dans le monde. Ils nous donnent la leçon, contre la désinvolture et la paresse, l’attente de tout ce qui vient sans effort. Un japonais fait la queue au Musée du Louvre en jouissant déjà de ce qu’il va découvrir. Le français, lui, râle sur la désorganisation inexistante, l’anglo-saxon, lui, la considère (la queue) comme une obligation, presque quotidienne. C’est chez les peuples soviétiques qu’elle était dramatique. Etant observé que je suis un fan du coupe-file.

# CAPULETTI

José Manuel Capuletti Lillo del Pozo

Capuletti

Dans les petits livres que je nomme “les musées imaginaires”,  que je fabrique de temps à autre pour les éparpiller un peu partout, fermés ou ouverts à une page qui constitue l’humeur du jour, j’ai pu constater que tous, absolument tous, s’arrêtent sur la peinture que je donne ci-dessous :

José Manuel Capuletti, Dama en el playa (1953)

Elle n’a pourtant rien de particulier. C’est, comme son titre l’indique, “une dame à la plage”. Cependant, elle intrigue, elle accroche l’oeil plutôt, l’on ne sait pourquoi. C’est ce qui distingue une oeuvre d’un dessin d’amateur. Le foulard ? Les chaussures ? La démarche peut-être, pieds vers l’extérieur, assez hispanique, les pins dans la mer qu’on retrouve dans un autre tableau (voir ci-dessous). Certainement la  crudité des couleurs.

Un peu entre Dali et Magritte ou De Chirico devenus “sages” en Enfer ?

Capuletti est assez peu connu, il n’a même pas de rubrique Wikipédia. Né le 21 mars 1925 à Valladolid, Espagne, décédé le 28 septembre 1976, en Allemagne. Selon Wikiart.org (qui n’est pas Wikipédia) il ferait partie de l’Ecole dénommée “Réalisme magique”. Soit…

En l’état, on donne à voir certaines de ses oeuvres de ce peintre mort assez jeune.

La dernière heure
Portrait d’une femme en bord de mer (1958)
Ciel vert

# FRIDA KAHLO, la femme la plus chère

Sa toile intitulée “le rêve” devint l’oeuvre féminine  la plus chère d’une artiste féminine à

Le rêve (la chambre) estimé entre 40 entre 60 millions, vente chez Sothebis

Jusqu’à présent le tableau de Geogia’o’kJeffe (jimson weede/white flower n1 se vendait 44 millions…

Geogia’o’kJeffe (jimson weede/white flower n1

L’homme le plus cher ? Le Salvador Mundi de LÉONARD DE VINCI

Perdu durant des siècles, il refait surface en 2005 vendu pour moins de 2 000 $. Une restauration minutieuse révèle un authentique Léonard, puis il est acquis en 2013 par un milliardaire russe pour 127 M$. En novembre 2017, une vente record chez Christie’s atteint 450,3 M$ (commission incluse).

# PETIT VOYAGE DANS L’EXPRESSIONNISME ABSTRAIT AMERICAIN

Expressionnisme abstrait. Premier grand mouvement artistiques des Etats-Unis. Une expérimentation d’une nouvelle forme de peinture qui s’exprime par le geste, la couleur, la matière.

Les origines de l’expressionnisme abstrait américain

Quelques dates : En 1929, le Museum of Modern Art (MOMA) ouvre ses portes à New York (USA).
En 1933, le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, crée une aide économique pour les artistes. La scène artistique américaine se met en place.
En 1936, l’exposition « Cubism and abstract art » est présentée au MOMA.
Ces événements favorisent l’émergence de l’art abstrait américain dont le premier mouvement d’avant-garde est l’expressionnisme abstrait. Il se développe dans les années 1950-1960. Aucun manifeste n’a été rédigé. Les artistes ne s’engagent pas dans l’écriture, car pour eux, le langage plastique doit se suffire à lui-même. La principale nouveauté réside dans une nouvelle relation au geste.

Caractéristiques d’une œuvre «expressionniste abstraite américaine»

Deux courants se développent :

• L’Action Painting (peinture gestuelle ou peinture d’action).
• Le Colorfield (champ coloré)

Action Painting

En 1950, le philosophe et critique d’art américain Harold Rosenberg (1906-1978) qualifie la première tendance artistique de l’expressionnisme abstrait d’action painting. Les Principaux représentants sont :

Willem de Kooning (1904 – 1997)


Lee Krasner (1908 – 1984)

Franz Kline (1910 – 1962)


Jackson Pollock (1912 – 1956)


Robert Motherwell (1915 – 1991)

Robert Motherwell a de nombreux centres d’intérêt comme la philosophie, la littérature, la psychanalyse… Pendant plus de quarante ans, Robert Motherwell va utiliser le noir et le blanc, car ces couleurs ont une symbolique forte : « le noir représente la mort, l’angoisse, le blanc représente la vie, l’éclat. » Cet artiste utilise la même technique que Jackson Pollock en peignant la toile à même le sol, car pour lui, il est plus facile de tourner autour de la toile, le champ de vision est plus large et la peinture ne coule pas. Mais il termine son tableau debout. On peut parler de lyrisme dans sa peinture. Il mélange les formes organiques et géométriques. Particulièrement choqué par la guerre d’Espagne, ce thème sera répétitif dans son œuvre comme dans l’œuvre Élégie à la République espagnole, 70.

Motherwell; Elégie de la république espagnole, 146

Jackson Pollock invente une nouvelle façon de peindre en posant ses toiles sur le sol afin de faire gicler, verser ou jeter la peinture. Il recouvre la surface de la toile par des coulures réalisées à partir d’un bâton ou directement avec le pot de peinture qu’il a préalablement percé de trous. Il utilise de la peinture industrielle. Ses compositions abstraites sont le reflet d’une impulsion corporelle. Le corps entier du peintre agit sur la toile. Il rompt avec la tradition en peinture où l’artiste est devant son chevalet. Cette technique du dripping offre une dimension d’un acte non prémédité, comme une trace de l’expérience vécue. L’artiste de donne plus à voir un objet ou un sujet mais un acte de création. Peinture (Argent sur noir, blanc, jaune et rouge) est un réseau linéaire complexe avec de nombreuses circonvolutions. En 1946, Jackson Pollock bascule dans l’abstraction et créer des œuvres avec des superpositions de matières. Son rapport avec la toile est brutal. Ce réseau linéaire appelé all over se poursuit sur les côtés de la toile.

LIEN

Jackson Pollock (1912-1956) Peinture (Argent sur noir, blanc, jaune et rouge), 1948 Marouflé, peinture à l’huile, 61 x 80 cm. Paris, musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou Achat en 1972 © ADAGP, Paris, 2012 © Photo Collection Centre Pompidou, Dist. RMN / Philippe Migeat

Jackson Pollock

Colorfield

Contrairement à l’action painting, les artistes de ce nouveau mouvement expressionniste vont travailler avec des aplats de couleurs vives, supprimant toute profondeur dans leur toile. C’est Clement Greenberg (1909-1994), critique d’art américain qui qualifie, en 1962, cette nouvelle manière de peindre de colorfield painting. Les Principaux représentants sont :

Mark Rothko (1903 – 1970)
Adolph Gottlieb (1903 – 1974)
Clyfford Still (1904 – 1980)
Barnett Newman (1905 – 1970)

Mark Rothko, à partir des années 1950, travaille avec des rectangles. Les surfaces s’interpénètrent et créent des espaces méditatifs. Dans ses toiles, il n’y a plus de différence entre figure et fond, car le tableau est une surface de zones colorées. N° 14 (Browns over Dark), est une toile composée d’aplats de trois grandes formes rectangulaires. Ces rectangles aux contours imprécis offre au spectateur une nouvelle contemplation, il est happé par la peinture et doit laisser son regard voyager entre les différentes surfaces.

MARK ROTHKO

Barnett Newman est l’inventeur des fameux « zips » (des coupures verticales de peinture qui séparent les plans de couleurs) mais l’artiste ressent plutôt la chose ainsi: “Je sens que mes zips ne divisent pas mes peintures. Je sens qu’ils provoquent exactement l’inverse, ils unifient l’ensemble”. Il pousse ses recherches vers la verticalité. Concord traduit bien cette notion de « zip » et de verticalité.

Barnett Newman – Adam (1949) Huile sur toile, 242,9 x 202,9 cm Tate Londres

Adolph Gottlieb (1903 – 1974)

Clyfford Still (1904 – 1980)

# DEUX SOEURS, SUR LA TERRASSE

Auguste Renoir, deux soeurs sur la terrasse (1881)

Le tableau est exposé au musée “art Institute of Chicago », un lieu assez magique, à l’architecture pourtant banale, dans lequel j’aurais aimé passer 1 mois à déambuler, seul, dans les allées, puis rentrer au bel hôtel d’en face. Leur comptoir de bar est très long, illimité et les jolies femmes amoureuses d’art qui n’entament une conversation que sur la beauté d’un tableau, très, trop sérieuses.

J’avais toujours dans ma poche une reproduction du “Déjeuner sur l’herbe” de Manet, tableau, comme on le sait, fondateur de l’art moderne et même contemporain. J’avais beaucoup de succès à narrer l’acte de rupture provoquée par cette œuvre, le discours sur l’art, lorsqu’il est maîtrisé, pouvant faire palpiter des poitrines.

Ces femmes du bar, absolument pas en quête d’aventures charnelles, qu’elles avaient dû avoir par milliers,  quelques années auparavant,  jouissaient pleinement, sans faux-semblants, de l’art. Elles m’aimaient bien,et approchaient toujours leur tabouret pour me sourire, certaines de mon honnêteté. Je ne tentais pas, en effet, même éméché, malgré les désirs improbables de la nuit, nageant dans l’immatérialité fabriquée par l’art et son discours ou les gin-tonic qui envahissaient le comptoir, de bois vieux et pourtant clair, de leur caresser un poignet traînant, nonchalant, sur le bord du  bar entre deux verres.  Une main de longs doigts, juste une bague et des ongles vernis couleur peau, posée doucement, sur un bar me fait frémir, allez savoir pourquoi.

Trop tard pour y retourner. Encore un rêve irréalisable. Ce n’ est pas juste. Je le dirai à la première force immatérielle que j’apercevrai dans la minute qui suivra ma disparition de la terre.

Mais ne vous inquiétez pas, j’ai pu dans un grand hôtel de Cabourg, dans la chambre de Proust, discuter. “Presque toute la nuit” d’un roman de Philip Roth. J’avais eu l’idée lumineuse d’exposer, doctement,  le lien entre le titre de son meilleur roman (La tache) avec le mouvement de peinture dit « tachiste » qui n’avait rien à voir avec le bouquin de Roth, une escroquerie que je regrette.

L’envie, en suspens, de la caresse de la peau du bras d’une femme est un enfer qui vous entraine dans la perfidie.

MB

EXTRAIT DU SITE DU MUSÉE

Deux sœurs (sur la terrasse)Date:
1881
Artiste:
Pierre-Auguste Renoir (Français, 1841-1919)

À propos de cette œuvre d’art
« Il aime tout ce qui est joyeux, brillant et réconfortant dans la vie », écrivait un journaliste anonyme à propos de Pierre-Auguste Renoir. Ceci explique peut-être pourquoi Les Deux Sœurs (Sur la terrasse) est l’un des tableaux les plus populaires de l’Art Institute. Renoir y dépeint l’éclat de deux jeunes femmes ravissantes par une belle journée chaude. L’aînée, vêtue d’un canotier bleu, pose au centre du paysage évocateur de Chatou, ville de banlieue où l’artiste passa une grande partie du printemps 1881. Son regard se perd au loin, au-delà de sa jeune compagne qui semble, dans une charmante illusion d’optique, surgir soudainement dans le tableau. Techniquement, l’œuvre est un véritable tour de force : Renoir juxtapose des figures solides, presque grandeur nature, à un paysage qui – tel un décor de théâtre – apparaît comme un royaume de pure vision et de fantaisie. Le panier à couture au premier plan, à gauche, évoque une palette, renfermant les pigments purs et éclatants que l’artiste a mélangés, dilués et transformés pour créer le reste du tableau. Bien que les jeunes filles ne fussent pas sœurs, le marchand de Renoir exposa l’œuvre sous ce titre, aux côtés d’« Acrobates du Cirque Fernando » et d’autres toiles, lors de la septième exposition impressionniste, en 1882.